CGT et CFDT imputent l'échec des discussions au patronat

vendredi 21 décembre 2012 08h50
 

PARIS (Reuters) - Les deux principaux syndicats français, la CGT et la CFDT, ont imputé vendredi au patronat l'échec provisoire de discussions sur la réforme du marché du travail, à propos desquelles l'Elysée appelle de ses voeux un compromis "historique".

Les employeurs souhaitent davantage de flexibilité, notamment pour les plans sociaux, tandis que les syndicats réclament une plus grande sécurisation de l'emploi et veulent pénaliser le recours aux contrats de travail courts, de plus en plus utilisés.

Après trois mois de discussions, les partenaires sociaux se sont séparés jeudi sans accord et sont convenus de se retrouver les 10 et 11 janvier.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a réaffirmé vendredi que son organisation refuserait tout assouplissement des conditions de licenciement.

"Le Medef voulait nous faire avaler une espèce d'huile de ricin pour les fêtes de fin d'année en révolutionnant le code du travail", a-t-il dit sur RTL.

"J'espère que dès le début 2013, tout le monde va s'intéresser au sujet parce qu'encore une fois, nous n'accepterons pas, pour ce qui concerne la CGT, plus de flexibilité, plus de sacrifices pour les salariés au nom d'hypothétiques créations d'emplois futurs", a-t-il ajouté.

Il a estimé que le patronat refusait tout droit d'intervention supplémentaire dans la gestion des entreprises et en a appelé à la majorité pour légiférer sur la question.

"Il va falloir que les parlementaires modifient le droit là où les employeurs ne veulent pas concéder un minimum d'espace supplémentaire d'intervention pour les salariés", a-t-il déclaré.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a attribué l'absence d'accord au refus de la partie patronale de pénaliser le recours aux contrats à durée déterminée (CDD) et autres formules précaires.   Suite...

 
Les deux principaux syndicats français, la CGT et la CFDT, ont imputé vendredi au patronat l'échec provisoire enregistré la veille lors des discussions sur la réforme du marché du travail, à propos desquelles l'Elysée appelle de ses voeux un compromis "historique". /Photo d'archives/REUTERS