Poutine prêt à offrir un passeport russe à Depardieu

jeudi 20 décembre 2012 18h15
 

PARIS/MOSCOU (Reuters) - Vladimir Poutine s'est déclaré jeudi prêt à accorder un passeport et à accueillir en Russie Gérard Depardieu, au moment où le débat sur l'exil fiscal annoncé ou supposé de plusieurs fortunes françaises prend une dimension internationale.

L'acteur, qui menace de quitter la France pour des cieux fiscaux plus cléments, avait assuré que le président russe, qui l'appelle par son prénom, lui avait envoyé un passeport, ce que le Kremlin n'avait pas confirmé dans un premier temps.

"Si Gérard veut vraiment avoir un permis de séjour ou un passeport russe, c'est une affaire réglée", a déclaré Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse.

La polémique a pris de l'ampleur en France quand le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a qualifié d'"assez minable" l'acquisition par Gérard Depardieu d'une maison en Belgique pour des raisons fiscales. Se sentant "injurié", l'acteur, âgé de 63 ans, a annoncé dimanche qu'il rendait son passeport français.

D'après Le Monde, l'acteur a confié à des proches avoir trois options : s'installer en Belgique, aller au Monténégro, où il possède des affaires, ou s'envoler vers la Russie.

Vladimir Poutine s'est dit certain que les hauts responsables français "ne souhaitaient pas vexer Gérard Depardieu" mais que si cela a été fait "de manière pas très délicate", il s'agissait juste "d'un incident malheureux".

"Nous avons (avec Gérard Depardieu) des relations amicales, mais je sais qu'il se sent français", a-t-il ajouté.

"MON PÈRE EST PROCHE DES GENS"

Selon un sondage OpinionWay pour la chaîne "Non stop people", diffusé jeudi, 38% des Français disent comprendre le comédien, 35% sont choqués par son attitude et 21% sont indifférents, les autres ne se prononçant pas.   Suite...

 
Vladimir Poutine s'est déclaré jeudi prêt à accorder un passeport et à accueillir en Russie Gérard Depardieu, au moment où le débat sur l'exil fiscal annoncé ou supposé de plusieurs fortunes françaises prend une dimension internationale. /Photo prise le 19 décembre 2012/REUTERS/Benoît Tessier