Pas d'accord en vue dans les négociations sur le travail

jeudi 20 décembre 2012 11h06
 

PARIS (Reuters) - Les négociations entre partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail ont repris jeudi au siège du Medef à Paris sans avancée apparente sur le préalable mis par les syndicats à tout accord, la taxation des contrats courts.

François Hollande a donné jusqu'à la fin de l'année aux partenaires sociaux pour parvenir à un compromis qu'il souhaiterait "historique", alliant une meilleure sécurisation de l'emploi réclamée par les syndicats et la flexibilité accrue du contrat de travail demandée par le patronat.

Mais le dernier projet d'accord soumis par le patronat, le quatrième depuis le début des négociations entamées en octobre, reste muet sur la question des contrats courts, au risque de braquer les organisations représentatives des salariés.

"La taxation des contrats courts ou une mesure pour limiter l'utilisation abusive des contrats courts, c'est un incontournable pour la CFDT. Si ce n'est pas dans le texte, il n'y aura pas la CFDT", a prévenu Patrick Pierron, le négociateur de la CFDT, avant la reprise des travaux.

"On ne peut pas négocier un accord sur la sécurisation de l'emploi et le recul de la précarité et avoir des gens qui travaillent et qui ne peuvent pas vivre de leur travail", a-t-il ajouté.

"Vous imaginez bien qu'on reste très éloigné de ce qui devrait être une véritable sécurisation de l'emploi", a renchéri Agnès Le Bot, la responsable de la délégation CGT.

Interrogé sur LCI, le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a prédit que les négociations, prévues à l'origine pour s'achever ce jeudi, se poursuivraient en janvier au vu de leur état d'avancement.

"Il va falloir le temps de l'examiner", a-t-il dit à propos du dernier projet soumis par la partie patronale, "donc je ne crois pas à un accord d'ici ce soir".

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Les négociations entre partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail ont repris jeudi au siège du Medef à Paris sans avancée apparente sur le préalable mis par les syndicats à tout accord, la taxation des contrats courts. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard