Jean-François Copé et François Fillon restent sur leurs gardes

mercredi 19 décembre 2012 19h25
 

PARIS (Reuters) - La crise est officiellement terminée à l'UMP, mais le compromis scellé entre Jean-François Copé et François Fillon a tout de la paix armée.

Dans des messages diffusés mercredi aux militants, le président de l'UMP et l'ancien Premier ministre, qui pourrait affronter de nouveau son rival lors de la nouvelle élection prévue en septembre 2013, reviennent sur le mois de conflit qui a ébranlé le parti d'opposition.

Leurs maîtres mots sont "unité" et "rassemblement", mais l'inimité affleure toujours.

"Justice est rendue aux militants!", clame sur son site François Fillon, qui a accusé le député-maire de Meaux de fraude mais a renoncé à tout recours judiciaire.

"Le vote des militants avait été court-circuité et trafiqué par un système opaque", écrit le député de Paris, qui souligne toutefois que son "but n'est pas de désigner les fautifs". Au plus fort de la crise, il avait comparé l'équipe de Jean-François Copé à une "mafia".

Rappelant les termes de l'accord du 17 décembre, François Fillon adresse une mise en garde voilée à Jean-François Copé, qui reste à la tête du parti jusqu'au prochain scrutin.

"La crise que nous venons de traverser a fait souffrir nos adhérents et nos militants. La moindre des choses est maintenant de les respecter totalement en leur donnant la garantie que cette nouvelle élection sera irréprochable", dit-il.

L'ancien Premier ministre affirme qu'il ne "réclame rien et ne souhaite détenir aucune fonction" au sein de l'UMP. Une direction collégiale, composée de "copéistes" et de "fillonistes", doit être instaurée d'ici au 15 janvier.

Dans sa missive, Jean-François Copé revient plus longuement sur les rebondissements du scrutin du 18 novembre, "un épisode déplorable", et défend, comme son adversaire, son attitude dans la crise.   Suite...

 
La crise est officiellement terminée à l'UMP, mais le compromis scellé entre Jean-François Copé et François Fillon a tout de la paix armée. /Photos d'archives/REUTERS/Eric Gaillard/Benoît Tessier