La tension monte dans les négociations sur le travail

mercredi 19 décembre 2012 16h35
 

PARIS (Reuters) - Patronat et syndicats ont entamé jeudi une nouvelle séance de négociations de deux jours sur la réforme du marché du travail sous le regard attentif du gouvernement, sans que rien ne laisse toutefois présager un accord avant la fin de la semaine.

François Hollande avait donné jusqu'à la fin de l'année aux partenaires sociaux pour parvenir à un compromis "gagnant-gagnant" qui allierait une meilleure sécurisation de l'emploi réclamée par les uns et une flexibilité accrue du contrat de travail demandée par les autres.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, déclarait mardi qu'un accord était possible d'ici jeudi soir, estimant à "au moins une chance sur deux" les chances de voir aboutir les pourparlers entamés début octobre.

Mais la CFDT, sur laquelle reposent les espoirs d'un tel accord, a confirmé mercredi matin que le compte n'y était toujours pas dans la nouvelle mouture des propositions patronales diffusée la veille par le Medef.

"A l'heure qu'il est, il n'y a aucune condition qui est réunie pour que demain soir il y ait un texte qui soit soumis à signature", a dit Laurent Berger, son nouveau secrétaire général.

"Le patronat n'a pas pris la mesure du sujet, notamment en ce qui concerne des garanties supplémentaires pour les salariés", a ajouté le successeur de François Chérèque, dont cette grande négociation constitue le baptême du feu.

Cité dans les colonnes du Monde, le ministre du Travail Michel Sapin est allé dans son sens en déclarant que "les textes patronaux n'étaient jusqu'ici clairement pas à la hauteur des enjeux".

"LE TAQUET, C'EST LE 15 JANVIER"

Il a réaffirmé que le gouvernement était prêt à légiférer en cas d'échec tout en laissant la porte ouverte à un délai supplémentaire si des progrès étaient enregistrés. Laurent Berger a indiqué de son côté qu'il avait cru comprendre que "le taquet, c'est le 15 janvier".   Suite...

 
Patronat et syndicats ont entamé jeudi une nouvelle séance de négociations de deux jours sur la réforme du marché du travail sous le regard attentif du gouvernement, sans que rien ne laisse toutefois présager un accord avant la fin de la semaine. /Photo d'archives/REUTERS/Chris Helgren