La nouvelle Samaritaine obtient son permis de construire

mercredi 19 décembre 2012 16h04
 

PARIS (Reuters) - Le groupe LVMH a annoncé mercredi avoir obtenu le feu vert de la Ville de Paris pour la construction du site de la "nouvelle" Samaritaine, qui comptera un hôtel de grand luxe, des commerces, des bureaux et des logements sociaux.

Le coût total du projet, qui atteint 450 millions d'euros, sera entièrement financé par le groupe LVMH, propriétaire de l'ensemble.

Le célèbre grand magasin parisien, qui regroupe un vaste ensemble immobilier de quatre bâtiments au coeur de Paris, entre la Seine et la rue de Rivoli, avait été fermé en 2005 pour des raisons de sécurité.

Un premier projet proposé par le numéro un mondial du luxe avait été rejeté par la ville de Paris, qui avait jugé que la surface consacrée aux logements sociaux était insuffisante.

Après modifications, un deuxième projet avait reçu le feu vert des élus, en mai 2011.

Pour les travaux, LVMH a choisi la prestigieuse agence d'architecture japonaise Sanaa, qui a notamment réalisé le New Museum of Contemporary Art de New York.

Le vaste ensemble regroupera un hôtel de prestige "Cheval Blanc", comme celui que le groupe de luxe détient à Courchevel et qui a obtenu l'appellation de "palace", 26.400 mètres carrés de commerces, 20.000 mètres carrés de bureaux, 96 logements sociaux ainsi qu'une crèche de 60 berceaux.

L'hôtel, situé dans le bâtiment classé datant des années 1920 et donnant sur la Seine, comptera 72 chambres et suites.

A l'arrière, les bâtiments 1900 seront eux aussi restaurés pour accueillir des commerces et des bureaux. Les logements sociaux prendront place dans les immeubles datant du XVIIe siècle accolés à l'ensemble.   Suite...

 
Façade du bâtiment de la Samaritaine, face à la Seine, lors de sa fermeture en 2005 pour des raisons de sécurité. Le groupe LVMH a annoncé mercredi avoir obtenu le feu vert de la Ville de Paris pour la construction du site de la "nouvelle" Samaritaine, qui comptera un hôtel de grand luxe, des commerces, des bureaux et des logements sociaux. /Photo d'archives/REUTERS