Le Medef veut croire à un accord sur le travail

mardi 18 décembre 2012 20h01
 

PARIS (Reuters) - Le Medef veut croire qu'un accord est possible cette semaine dans les négociations sur la réforme du marché du travail même si les positions restent éloignées sur la question du recours abusif aux contrats courts, que les syndicats veulent taxer.

Les partenaires sociaux se retrouvent mercredi et jeudi au siège du patronat pour boucler ce cycle de négociations entamé en octobre.

François Hollande leur a donné jusqu'à la fin de l'année pour conclure un compromis qu'il souhaiterait "historique" reposant sur une sécurisation de l'emploi en échange d'une plus grande flexibilité du marché du travail, faute de quoi le gouvernement prendra ses responsabilités.

Au vu des positions actuelles, certaines voix évoquent déjà la possibilité d'une nouvelle session de négociations début janvier. Un des négociateurs se refuse à l'envisager en estimant que le seul fait d'imaginer une prolongation risquait de torpiller le rendez-vous à venir.

Lors de sa conférence de presse mensuelle, la présidente du Medef Laurence Parisot a estimé mardi que les pourparlers avaient "au moins une chance sur deux" d'aboutir cette semaine.

"Nous voulons aboutir parce que nous pensons que c'est l'intérêt de tous (...) Je pense que nous avons au moins une chance sur deux d'aboutir, peut-être un petit peu plus d'une chance sur deux", a-t-elle dit.

Le nouveau secrétaire général de la CFDT, le syndicat sur lequel repose les chances d'un tel accord, a assuré lundi dans les colonnes du Monde que rien n'était "signable" à ce stade.

"Si le patronat ne fait pas des pas importants avec des garanties effectives pour les salariés, il portera la responsabilité de l'échec", a averti Laurent Berger, qui vient de succéder à François Chérèque.

Son homologue de la CGT, Bernard Thibault, a laissé peu de doute sur l'attitude de son syndicat en dénonçant la "philosophie" qui a prédominé dans les discussions, à savoir selon lui celle d'une "plus grande flexibilité" du travail.   Suite...

 
La président du Medef Laurence Parisot. L'organisation patronale veut croire qu'un accord est possible cette semaine dans les négociations sur la réforme du marché du travail même si les positions restent éloignées sur la question du recours abusif aux contrats courts, que les syndicats veulent taxer. /Photo prise le 14 septembre 2012/REUTERS/Jacky Naegelen