Texas Instruments supprime 517 emplois en France

mardi 18 décembre 2012 16h46
 

VILLENEUVE-LOUBET, Alpes-Maritimes (Reuters) - Le groupe américain Texas Instruments a annoncé mardi à ses salariés la fermeture de l'usine de recherche et de développement de microprocesseurs pour les smartphones et les tablettes numériques de Villeneuve-Loubet, près de Nice.

Cela entraînera la suppression de 517 des 541 emplois du site, quelques dizaines de personnes devant continuer à travailler dans le domaine des télécommunications, a expliqué Christian Tordo, directeur général France du groupe américain.

"Ce projet est consécutif à l'annonce par le groupe le 14 novembre dernier de l'arrêt des activités de microprocesseurs et de connectivité sans fil destinés aux smartphones et aux tablettes, et de la suppression de 1.700 postes dans le monde", a précisé le groupe dans un communiqué.

Le site de Villeneuve-Loubet pourrait définitivement fermer ses portes fin 2013, début 2014.

Les activités commerciales en France, basées à Boulogne-Billancourt, près de Paris, représentant environ une cinquantaine d'emplois, ne devraient pas être affectées.

La décision d'Apple et de Samsung de développer en interne leurs propres microprocesseurs de smartphones et de tablettes numériques est l'une des raisons qui a conduit Texas Instruments à prendre cette décision.

Selon Christian Tordo, "50% du marché nous ont été fermés avec cette décision. Nous n'avons pas pu prendre sur ce marché des positions nécessaires qui auraient permis de générer le volume justifiant les investissements importants que nous étions amenés à faire."

"ERREURS STRATÉGIQUES", SELON FO

Le groupe américain souhaite maintenant mettre l'accent sur les applications pour les voitures et la domotique.   Suite...

 
Le groupe américain Texas Instruments va fermer l'usine de recherche et de développement de microprocesseurs pour les smartphones et les tablettes numériques de Villeneuve-Loubet, près de Nice, ce qui entraînera la suppression de 517 des 541 emplois du site. /Photo prise le 18 décembre 2012/REUTERS/Eric Gaillard