Un expert juge inéluctable une hausse de la fiscalité du diesel

mardi 18 décembre 2012 16h15
 

PARIS (Reuters) - Les taxes sur les carburants devraient faire l'objet d'un rééquilibrage en raison notamment des risques sanitaires liés au diesel, a dit mardi le président du Comité sur la fiscalité écologique, Christian de Perthuis.

Cette réforme a été promise par le gouvernement français pour financer en partie le pacte de compétitivité de 20 milliards d'euros en faveur des entreprises.

Le diesel, qui représente 80% de la consommation en France, bénéficie d'une taxation moins forte que l'essence mais l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment classé ce carburant parmi les substances cancérogènes pour l'homme.

Les taxes sur le gazole pèsent actuellement 0,65 euro par litre en moyenne contre 0,86 pour l'essence.

Interrogé sur le fait de savoir si le rééquilibrage de la fiscalité des carburants était inévitable, Christian de Perthuis a répondu lors d'une conférence de presse :

"On le fera, la question c'est à quel rythme et comment, comment on va faire passer la pilule", a-t-il dit, sans en préciser l'échéance ou les taux.

Les études sur les effets sanitaires du diesel sont de plus en plus alarmantes, a ajouté le président de ce comité permanent installé mardi par les ministères de l'Economie et de l'Ecologie et qui rendra ses premières propositions au printemps 2013.

Selon certaines études, le diesel pourrait être responsable de 42.000 morts prématurées par an en France. Les constructeurs répondent que la plupart des défauts ont été corrigés par les filtres à particules sur les moteurs récents.

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<p>Les taxes sur les carburants devraient faire l'objet d'un r&eacute;&eacute;quilibrage en raison notamment des risques sanitaires li&eacute;s au diesel, selon Christian de Perthuis, pr&eacute;sident du Comit&eacute; sur la fiscalit&eacute; &eacute;cologique. /Photo d'archives/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>