Copé et Fillon signent l'armistice à l'UMP

lundi 17 décembre 2012 23h20
 

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé et François Fillon ont scellé lundi un accord en vue d'une nouvelle élection à la présidence de l'UMP en septembre 2013 qui pose également les jalons de la future compétition à droite pour la présidentielle de 2017.

Après un mois de psychodrame, le président proclamé de l'UMP et l'ancien Premier ministre, qui contestait la régularité du scrutin interne du 18 novembre, ont finalisé le compromis lors de deux entrevues à l'Assemblée nationale.

Jean-François Copé, sous la menace d'un référendum des parlementaires UMP prévu mardi, avait fait un pas dimanche en acceptant d'avancer le calendrier du scrutin alors qu'il prônait une élection après les municipales de mars 2014.

François Fillon, qui réclamait une élection avant l'été 2013 avec l'appui d'une majorité de députés et sénateurs, consent pour sa part à ce que son adversaire reste président dans l'attente du scrutin, mais sous surveillance, et renonce à tout recours en justice.

Le référendum proposé par l'ancien président de l'Assemblée Bernard Accoyer, soutien de François Fillon, sur le bien-fondé d'une nouvelle élection à bref délai est annulé.

Quant au groupe dissident "R-UMP", dont François Fillon faisait un outil de pression, il sera dissous "dans la première quinzaine de janvier" à l'Assemblée, simultanément à la mise en place d'une direction paritaire à la tête du parti d'opposition.

DIRECTION COLLÉGIALE

Dans cette nouvelle gouvernance pluraliste et transitoire, Jean-François Copé et son "ticket" (vice-président délégué - Luc Chatel - et secrétaire générale - Michèle Tabarot -) seront flanqués d'un vice-président et d'une secrétaire générale déléguée "fillonistes" dont le choix reste à déterminer.

François Fillon s'était présenté à la présidence de l'UMP aux côtés notamment de Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse, qui seront vraisemblablement désignés.   Suite...

 
<p>Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; et Fran&ccedil;ois Fillon ont annonc&eacute; lundi soir un accord en vue d'une nouvelle &eacute;lection &agrave; la pr&eacute;sidence de l'UMP au plus tard avant le 1er octobre 2013. /Photo prise le 18 novembre 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>