Avancée vers un nouveau vote à l'UMP, toujours des divergences

dimanche 16 décembre 2012 19h50
 

PARIS (Reuters) - Un accord s'est esquissé dimanche sur un nouveau vote des militants pour élire le président de l'UMP, principal parti de l'opposition de droite française, mais de fortes divergences persistent sur les modalités et surtout le calendrier.

Jean-François Copé, proclamé élu à l'issue du vote du 18 novembre contesté par François Fillon, a proposé lors d'une conversation téléphonique dimanche avec son rival de revoter en septembre 2013 à condition que soit dissous le groupe "filloniste" R-UMP constitué à l'Assemblée, ont rapporté des médias.

Dans un communiqué publié dans la soirée, François Fillon s'est félicité que le principe d'un nouveau vote soit acquis mais a considéré que l'organisation de ce scrutin restait soumise à ses yeux à plusieurs conditions, avec un apparent désaccord sur le calendrier. Il ne mentionne aucune date.

"Cette avancée doit désormais être confortée par la mise en place d'un processus définissant les conditions, la méthode et le calendrier d'une nouvelle élection véritablement équitable", écrit-il.

"François Fillon se félicite que le principe d'un nouveau vote dans un délai raisonnable soit désormais accepté par Jean-François Copé. La raison a enfin prévalu et ce combat pour sauvegarder l'honneur du Mouvement méritait d'être conduit", ajoute-t-il.

Il propose qu'un bureau politique de l'UMP se réunisse en début de semaine et demande la mise en place dès janvier d'une direction paritaire, ouverte à toutes les sensibilités de l'UMP, et d'un "comité de sages chargé de proposer une réforme des statuts pour assurer un processus électoral irréprochable".

François Fillon précise que la réunification des groupes parlementaires UMP à l'Assemblée nationale ne sera effective que "dès qu'un conseil national aura acté le processus en cours".

La situation est d'autant plus confuse que Bernard Accoyer, ex-président de l'Assemblée nationale qui s'est rallié à François Fillon le 28 octobre, organise mardi à l'Assemblée un vote à bulletins secrets et sans procuration sur le bien-fondé d'un scrutin rapide.

Députés, sénateurs et eurodéputés sont invités à s'exprimer. Lors d'un pointage mercredi, 185 parlementaires -115 députés et 70 sénateurs- se disaient prêts à participer à la consultation.   Suite...

 
<p>Un accord s'est esquiss&eacute; dimanche sur un nouveau vote des militants pour &eacute;lire le pr&eacute;sident de l'UMP, principal parti de l'opposition de droite fran&ccedil;aise, mais de fortes divergences persistent sur les modalit&eacute;s et surtout le calendrier. /Photo d'archives/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>