Le "oui" donné en tête au référendum en Egypte

dimanche 16 décembre 2012 15h31
 

LE CAIRE (Reuters) - Le "oui" est en tête en Egypte après le premier jour de référendum sur une nouvelle Constitution dimanche et la seconde journée de scrutin, samedi prochain, devrait amplifier ce résultat.

"Le référendum a abouti à 56,5% de oui", a dit un responsable chargé de superviser le déroulement du scrutin pour le compte du Parti Liberté et Justice (PLJ) fondé par la confrérie islamiste des Frères musulmans.

Cette estimation se fonde sur les résultats en provenance de 99% des bureaux de vote dans les 10 régions du pays, dont Le Caire, concernées par le scrutin de samedi.

Le PLJ disposait de représentants dans quasiment l'intégralité de ces bureaux.

Les autres régions voteront samedi et les résultats officiels seront uniquement connus ensuite. Le "oui" devrait y arriver en tête, étant donné que les régions concernées sont considérées comme plus favorables aux islamistes, selon des analystes.

Le vote s'est déroulé dans le calme. De longues files d'attente ont été constatées devant les bureaux, mais le taux de participation non officiel est estimé à un tiers des 26 millions d'électeurs appelés à s'exprimer samedi.

Le Front de salut national (FSN), qui regroupe les courants d'opposition, a d'ores et déjà fait savoir qu'il ne reconnaissait pas les résultats officieux avancés par les Frères en raison, selon lui, de nombreuses irrégularités.

"Le processus électoral du référendum a été gâché par de nombreuses violations, irrégularités et manquements", a estimé le Front dans un communiqué.

LES PARTISANS DU 'NON', DES "HÉRÉTIQUES"   Suite...

 
<p>Le "oui" est l&eacute;g&egrave;rement en t&ecirc;te en Egypte apr&egrave;s le premier jour de r&eacute;f&eacute;rendum sur une nouvelle Constitution, a d&eacute;clar&eacute; dimanche &agrave; Reuters un responsable des Fr&egrave;res musulmans. Un repr&eacute;sentant de l'opposition s'exprimant lui aussi sous le sceau de l'anonymat a confirm&eacute; cette tendance. /Photo prise le 15 d&eacute;cembre 2012/REUTERS</p>