L'Egypte, divisée, vote sur une nouvelle Constitution

samedi 15 décembre 2012 19h24
 

par Tamim Elyan et Marwa Awad

LE CAIRE (Reuters) - Les Egyptiens ont afflué samedi dans les bureaux de vote pour le référendum sur un projet de Constitution vivement dénoncé par l'opposition, qui accuse les islamistes de vouloir imposer un carcan religieux au pays près de deux ans après la chute d'Hosni Moubarak.

Après les violences de la semaine dernière, qui ont fait huit morts devant le palais présidentiel au Caire, le scrutin s'est déroulé dans le calme.

Des groupes de défense des droits de l'homme ont fait état de quelques irrégularités mais rien d'assez grave pour remettre en cause la validité du vote, selon Gamal Eïd, responsable de l'Arab Network for Human Rights Information, une organisation qui surveille le bon déroulement des opérations.

En raison de l'affluence, les opérations de vote ont été prolongées par deux fois, et doivent désormais s'achever à 23h00 locales (21h00 GMT). Si cela ne suffit pas, les bureaux pourraient même rouvrir dimanche, a dit un responsable de la commission chargée de superviser le scrutin.

Le vote des Egyptiens installés à l'étranger, qui a débuté mercredi, a été étendu jusqu'à lundi, rapporte l'agence de presse Mena.

Une grande partie des juges ayant refusé de superviser les opérations de vote, ce référendum se déroule en deux temps, avec un deuxième jour de scrutin prévu samedi prochain dans d'autres régions du pays.

La première phase, ce samedi, concerne 26 des 51 millions d'électeurs.

Le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, a été parmi les premiers à voter. Des images le montrant trempant son doigt dans l'encre, une procédure destinée à éviter qu'une même personne ne vote plusieurs fois, ont été diffusées à la télévision.   Suite...

 
<p>Les Egyptiens ont afflu&eacute; samedi dans les bureaux de vote pour le r&eacute;f&eacute;rendum sur un projet de Constitution vivement d&eacute;nonc&eacute; par l'opposition, qui accuse les islamistes de vouloir imposer un carcan religieux au pays, pr&egrave;s de deux ans apr&egrave;s la chute d'Hosni Moubarak. /Photo prise le 15 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Asmaa Waguih</p>