Montebourg dément vouloir nationaliser un site Rio Tinto

mercredi 12 décembre 2012 19h53
 

PARIS (Reuters) - Arnaud Montebourg a démenti mercredi avoir menacé de recourir à la nationalisation de l'usine d'aluminium Rio Tinto de Saint-Jean-de-Maurienne (Isère), dont le groupe anglo-australien veut se désengager.

Selon Le Monde daté de jeudi, le cabinet du ministre du Redressement productif "utiliserait à nouveau cette 'arme de dissuasion massive'" dans les négociations en cours avec Rio Tinto, "afin de l'obliger à céder dans des conditions acceptables" son usine iséroise.

Arnaud Montebourg avait eu recours au même argument dans le dossier du site ArcelorMittal de Florange (Moselle) avant que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, n'annonce un accord avec le géant sidérurgique en indiquant qu'une nationalisation aurait été coûteuse et complexe.

Dans un communiqué, son ministère "dément les informations parues dans le quotidien Le Monde" sur l'usine de Saint-Jean-de-Maurienne. Il rappelle qu'il a engagé "une discussion stratégique avec Rio Tinto Alcan dans le cadre d'une table ronde sur l'avenir de la filière aluminium en France, au moment où ce groupe a entamé un processus de cession de son usine de Saint-Jean-de-Maurienne".

Il souligne qu'il sera "attentif à la qualité des projets de reprise, tant sur les plans industriel, financier, qu'en termes d'emploi."

Le groupe Rio Tinto Alcan a réagi mercredi en soulignant qu'un processus rigoureux de recherche d'un repreneur était actuellement en cours.

"Rio Tinto Alcan a reçu quelques offres conditionnelles, actuellement en cours de précision", a dit le groupe dans un communiqué.

"Rio Tinto Alcan apprécie le dialogue constructif actuellement en cours avec le Ministère du redressement productif et s'efforce de trouver la meilleure solution pour le site", indique également le communiqué.

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<p>Arnaud Montebourg a d&eacute;menti mercredi avoir menac&eacute; de recourir &agrave; la nationalisation de l'usine d'aluminium Rio Tinto de Saint-Jean-de-Maurienne (Is&egrave;re), dont le groupe anglo-australien veut se d&eacute;sengager. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler</p>