December 12, 2012 / 6:54 PM / 5 years ago

Montebourg dément vouloir nationaliser un site Rio Tinto

4 MINUTES DE LECTURE

<p>Arnaud Montebourg a d&eacute;menti mercredi avoir menac&eacute; de recourir &agrave; la nationalisation de l'usine d'aluminium Rio Tinto de Saint-Jean-de-Maurienne (Is&egrave;re), dont le groupe anglo-australien veut se d&eacute;sengager. /Photo d'archives/Vincent Kessler</p>

PARIS (Reuters) - Arnaud Montebourg a démenti mercredi avoir menacé de recourir à la nationalisation de l'usine d'aluminium Rio Tinto de Saint-Jean-de-Maurienne (Isère), dont le groupe anglo-australien veut se désengager.

Selon Le Monde daté de jeudi, le cabinet du ministre du Redressement productif "utiliserait à nouveau cette 'arme de dissuasion massive'" dans les négociations en cours avec Rio Tinto, "afin de l'obliger à céder dans des conditions acceptables" son usine iséroise.

Arnaud Montebourg avait eu recours au même argument dans le dossier du site ArcelorMittal de Florange (Moselle) avant que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, n'annonce un accord avec le géant sidérurgique en indiquant qu'une nationalisation aurait été coûteuse et complexe.

Dans un communiqué, son ministère "dément les informations parues dans le quotidien Le Monde" sur l'usine de Saint-Jean-de-Maurienne. Il rappelle qu'il a engagé "une discussion stratégique avec Rio Tinto Alcan dans le cadre d'une table ronde sur l'avenir de la filière aluminium en France, au moment où ce groupe a entamé un processus de cession de son usine de Saint-Jean-de-Maurienne".

Il souligne qu'il sera "attentif à la qualité des projets de reprise, tant sur les plans industriel, financier, qu'en termes d'emploi."

Le groupe Rio Tinto Alcan a réagi mercredi en soulignant qu'un processus rigoureux de recherche d'un repreneur était actuellement en cours.

"Rio Tinto Alcan a reçu quelques offres conditionnelles, actuellement en cours de précision", a dit le groupe dans un communiqué.

"Rio Tinto Alcan apprécie le dialogue constructif actuellement en cours avec le Ministère du redressement productif et s'efforce de trouver la meilleure solution pour le site", indique également le communiqué.

"Baguette Magique"

Interrogé sur les nationalisations en marge d'un voyage officiel à Casablanca au Maroc, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a mis en garde contre "les solutions artificielles".

"Franchement, je crois qu'il faut regarder les choses avec beaucoup de responsabilité et ne pas chercher à chaque fois une solution artificielle qui règlerait tout comme un coup de baguette magique", a dit Jean-Marc Ayrault à la presse.

"Si vous me demandez si l'Etat doit être engagé pour accompagner les mutations économiques pour faire en sorte que les salariés ne soient pas les variables d'ajustement, il sera présent de toute façon", a-t-il ajouté.

Arnaud Montebourg avait annoncé en octobre que le Fonds stratégique d'investissement (FSI) était impliqué dans la recherche d'une solution pour pérenniser l'activité industrielle à Saint-Jean-de-Maurienne, où Rio Tinto possède également un centre de recherche, et Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), autre site menacé de fermeture.

Fin novembre, il avait déclaré qu'un plan social prévoyant 148 suppressions de postes dans ce centre et dans deux autres sites français de Rio Tinto n'était "pas acceptable en l'état".

Premier employeur de la région, l'usine d'aluminium de Saint-Jean-de-Maurienne a un effectif de 400 salariés.

Yann Le Guernigou, avec Elisabeth Pineau à Casablanca, édité par Gilles Tréquesser

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