Expulsion imminente des opposants à Notre-Dame-des-Landes

mercredi 12 décembre 2012 19h19
 

NANTES (Reuters) - L'expulsion des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) regroupés près de Nantes a été ordonnée par la justice, entraînant mercredi des violences qualifiées d'"inouïes" par les autorités.

Le préfet de la région Pays-de-la-Loire, Christian de Lavernée, a indiqué que les forces de l'ordre pouvaient intervenir à tout moment si les occupants ne quittaient pas les lieux d'eux-mêmes.

"La décision d'intervenir par la force n'est pas prise à ce stade. Mais elle peut-être prise à tout instant", a-t-il déclaré sur BFM-TV.

La décision du tribunal de grande instance de Saint-Nazaire a été prise mardi quelques heures après celle autorisant la démolition de leurs cabanes, construites sur place depuis la "manifestation de réoccupation" du 17 novembre.

Le président du TGI de Saint-Nazaire "ordonne l'expulsion de tous les occupants sans droit ni titre" présents sur la parcelle, "ainsi que l'évacuation de tous les matériels, véhicules et autres objets mobiliers leur appartenant", a indiqué la préfecture de Loire-Atlantique dans un communiqué.

"Ces décisions disent l'état de droit, les occupants n'ont plus de protection juridique", ajoute la préfecture.

L'autorisation de démolition des cabanes prise lundi par le juge des référés avait été perçue comme un nouveau sursis par les opposants au projet d'aéroport, qui estimaient qu'une seconde procédure d'expulsion devant le tribunal d'instance était nécessaire à leur évacuation.

Après cette annonce, les opposants à la construction de l'aéroport ont dénoncé cette décision, jugeant que la procédure utilisée devrait être invalidée.

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<p>Lieu-dit La Ch&acirc;taigneraie, pr&egrave;s de Nantes. La justice a ordonn&eacute; l'expulsion des opposants au projet d'a&eacute;roport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) regroup&eacute;s &agrave; La Ch&acirc;taigneraie. /Photo prise le 11 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Stephane Mah&eacute;</p>