La guerre de tranchées s'éternise à l'UMP

mercredi 12 décembre 2012 17h57
 

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé joue l'usure après l'échec de ses discussions avec François Fillon, qui mise désormais sur le soutien des parlementaires afin de faire plier son rival dans le conflit pour la présidence de l'UMP.

Les deux hommes se sont séparés mardi soir sur un constat mutuel de désaccord à l'issue d'un cinquième tête-à-tête qui devrait être le dernier.

Près de quatre semaines après l'élection contestée du 18 novembre, les positions des rivaux "sont figées" sur le calendrier d'un nouveau vote, de l'aveu même de Jean-François Copé, qui s'engage à faire de nouvelles propositions début janvier.

D'un côté les "copéistes" prônent l'organisation d'un nouveau scrutin interne après les élections municipales de mars 2014, alors que le mandat du président expire en 2015 ; de l'autre, les "fillonistes" réclament un vote avant l'été 2013.

Les rendez-vous à huis clos entre le président proclamé de l'UMP et l'ancien Premier ministre, qui l'accuse d'irrégularités, avaient pu laisser croire à un rapprochement. Il n'en est rien.

COPÉ "SE BUNKÉRISE"

Le ton acrimonieux qui avait présidé aux premiers jours de la crise résonne à nouveau dans les états-majors.

Dans une tribune corrosive publiée mercredi dans Le Figaro et diffusée avant même le rendez-vous de mardi, François Fillon dénonce à nouveau "une fraude électorale manifeste" et s'alarme d'une "déliquescence de la pratique politique".

"Le goût de la récidive s'ancre et persiste tant qu'il ne se heurte pas au mur du refus", écrit-il.   Suite...

 
<p>Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; joue l'usure apr&egrave;s l'&eacute;chec de ses discussions avec Fran&ccedil;ois Fillon, qui mise d&eacute;sormais sur le soutien des parlementaires afin de faire plier son rival dans le conflit pour la pr&eacute;sidence de l'UMP. Les deux hommes se sont s&eacute;par&eacute;s mardi soir sur un constat mutuel de d&eacute;saccord &agrave; l'issue d'un cinqui&egrave;me t&ecirc;te-&agrave;-t&ecirc;te qui devrait &ecirc;tre le dernier. /Photos prise le 4 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Charles Platiau</p>