L'opposition égyptienne ira au dialogue voulu par l'armée

mercredi 12 décembre 2012 10h36
 

LE CAIRE (Reuters) - La principale coalition d'opposants au président égyptien Mohamed Morsi a annoncé qu'elle se rendrait ce mercredi au dialogue demandé par l'armée pour mettre fin à la crise politique qui secoue le pays.

"Nous serons représentés", a annoncé Ahmed Saïd, chef de file du Parti des égyptiens libres, l'une des composantes du Front de salut national (FSN).

Ahmed Saïd a précisé que le FSN était actuellement réuni pour décider si ses membres représenteraient leurs propres formations, ou seraient présents en tant que délégation de la coalition dans son ensemble.

Le ministre de la Défense et chef d'état-major de l'armée égyptienne, le général Abdel Fattah al Sissi, a proposé mardi la tenue le lendemain d'un "dialogue sur l'unité nationale".

Le président Mohamed Morsi a approuvé cette initiative et les Frères musulmans, dont est issu le chef de l'Etat, ont fait savoir qu'ils se rendraient à cette réunion.

Le général Al Sissi a cependant déclaré que le dialogue proposé par l'armée ne porterait pas sur des questions politiques ni sur le référendum prévu samedi sur un projet de nouvelle constitution dont l'opposition ne veut pas.

La commission judiciaire chargée de surveiller le bon déroulement du scrutin a annoncé mardi soir que le référendum aurait lieu en deux temps, le 15 et le 22 décembre.

Les Egyptiens qui habitent à l'étranger ont déjà commencé à voter mercredi, dans les ambassades.

Edmund Blair; Pierre Serisier et Julien Dury pour le service français

 
<p>Un membre de la Garde r&eacute;publicaine &eacute;vacue un manifestant anti-Morsi, mercredi devant le palais pr&eacute;sidentiel du Caire. Le Parti des &eacute;gyptiens libres, l'une des composantes du Front de salut national (FSN), principale coalition d'opposants au pr&eacute;sident &eacute;gyptien Mohamed Morsi, a annonc&eacute; qu'elle se rendrait ce mercredi au dialogue demand&eacute; par l'arm&eacute;e pour mettre fin &agrave; la crise politique qui secoue le pays. /Photo prise le 11 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Amr Abdallah Dalsh</p>