Prison ferme requise contre les ex-dirigeants de l'Arche de Zoé

mardi 11 décembre 2012 19h38
 

PARIS (Reuters) - Une peine de trois ans de prison, dont deux ferme, a été requise mardi au procès de l'ex-président de l'organisation Arche de Zoé et de sa compagne, jugés à Paris dans une affaire de tentative d'enlèvement de 103 enfants au Tchad en 2005.

La représentante de l'accusation, Anne Coquet, a demandé également au tribunal correctionnel de délivrer un mandat d'arrêt contre Eric Breteau et Emilie Lelouch.

Ces derniers se trouvent en Afrique du Sud et ont fait savoir par fax qu'ils n'entendaient ni assister à leur procès ni se faire représenter par des avocats.

Les prévenus sont jugés pour "escroquerie, exercice illégal de la profession d'intermédiaire en vue de l'adoption, aide au séjour irrégulier d'étrangers". La défense va sans doute plaider la relaxe mercredi, après quoi le jugement sera mis en délibéré pendant plusieurs mois.

Anne Coquet a en outre demandé une amende de 700.000 euros contre l'association Arche de Zoé ainsi que sa dissolution.

Elle requiert des peines de prison avec sursis de huit à 18 mois contre quatre autres prévenus, le médecin Philippe Van Winkelberg, le logisticien Alain Péligat, la journaliste Agnès Pelleran et Christophe Letien.

L'accusation pense que les dirigeants de l'Arche de Zoé travaillaient à leur gloire personnelle et ont donc sciemment enfreint les procédures et escroqué les familles en leur faisant miroiter des adoptions. Elles ont versé 700.000 euros au total.

"Le grand absent de ce procès, ce n'est ni Eric Breteau, ni Emilie Lelouch, c'est l'intérêt de l'enfant. Ce doit être une considération fondamentale et primordiale, l'enfant a le droit de ne pas être séparé de ses parents", a dit Anne Coquet.

Arrêtés le 27 octobre 2007 dans l'est du Tchad alors qu'ils s'apprêtaient à emmener en France 103 enfants, six membres de l'Arche de Zoé, dont Eric Breteau et Emilie Lelouch, avaient été condamnés deux mois plus tard à huit ans de travaux forcés par la cour criminelle de N'Djamena pour tentative d'enlèvement.   Suite...

 
<p>Une peine de trois ans de prison, dont deux ferme, a &eacute;t&eacute; requise mardi au proc&egrave;s de l'ex-pr&eacute;sident de l'organisation Arche de Zo&eacute; et de sa compagne, jug&eacute;s &agrave; Paris dans une affaire de tentative d'enl&egrave;vement de 103 enfants au Tchad en 2005. /Photo d'archives/REUTERS/St&eacute;phane Mah&eacute;</p>