Demande de levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen

mardi 11 décembre 2012 13h16
 

PARIS (Reuters) - Une demande de levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen a été transmise au Parlement européen par le ministère français de la Justice, a-t-on appris mardi auprès de la Chancellerie.

Cette demande fait suite aux déclarations faites par la présidente du Front national le 10 décembre 2010 à Lyon, où elle avait établi un parallèle entre les prières de rue et une occupation.

"Le ministère de la Justice a transmis le 26 novembre au président du Parlement européen, Martin Schulz, une requête pour une mainlevée parlementaire concernant Marine Le Pen", a-t-on précisé.

Marine Le Pen, qui était alors vice-présidente du FN, avait déclaré par la suite que ses propos établissant un parallèle entre les "prières de rue" des musulmans et un état d'"occupation" n'étaient pas "un dérapage".

"Mes propos ne constituent en aucune manière un dérapage, mais bien une analyse tout à fait réfléchie" fondée sur "une banale constatation d'une réalité physique et juridique", avait-elle expliqué lors d'un point de presse.

Elle s'est défendue en revanche d'avoir comparé les musulmans aux nazis.

Plusieurs organisations avaient annoncé le dépôt d'une plainte contre Marine Le Pen pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance à religion déterminée.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

 
<p>Une demande de lev&eacute;e de l'immunit&eacute; parlementaire de Marine Le Pen a &eacute;t&eacute; transmise au Parlement europ&eacute;en par le minist&egrave;re de la Justice, une demande qui fait suite &agrave; ses d&eacute;clarations le 10 d&eacute;cembre 2010 &agrave; Lyon, o&ugrave; elle avait &eacute;tabli un parall&egrave;le entre les pri&egrave;res de rue et une occupation. /Photo prise le 21 novembre 2012/REUTERS/Vincent Kessler</p>