L'accord entre DSK et Diallo "facile" à trouver, dit le juge

mardi 11 décembre 2012 10h40
 

PARIS (Reuters) - L'accord conclu entre Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo pour mettre un terme aux poursuites pour agression sexuelle lancées contre l'ancien directeur général du FMI a été "facile" à trouver, a déclaré le juge américain Douglas McKeon.

Les détails de cet accord à l'amiable conclu lundi devant la Cour suprême de l'Etat de New York, y compris le montant de l'indemnisation que Dominique Strauss-Kahn versera à la femme de chambre guinéenne du Sofitel, ne seront pas rendus publics.

"Il a été facile de trouver un accord", a dit à RTL le magistrat, qui raconte avoir fait venir Nafissatou Diallo dans son bureau en mai dernier pour évoquer l'option d'un accord.

"Elle était silencieuse et n'avait pas confiance" dans le système judiciaire, explique Douglas McKeon, qui indique avoir à l'époque passé "de longues heures" à discuter avec elle en présence de ses avocats.

Mais les avocats des deux camps se sont vus lundi pendant 45 minutes à peine avant l'audience. Nafissatou Diallo "a retenu ses larmes, mais n'a pas pu les retenir plus longtemps" une fois l'accord conclu, raconte Douglas McKeon.

"Ce n'est pas quelque chose que nous faisons souvent (des accords secrets). Ce n'est pas quelque chose que j'encourage. Mais dans ce cas, j'ai été convaincu que dévoiler le montant de l'accord au monde entier était nuisible à Mademoiselle Diallo", a-t-il déclaré.

"Si vous touchiez beaucoup d'argent, vous n'auriez pas forcément envie que tout le monde autour de vous connaisse la somme, ni les détails de l'accord. Elle avait des inquiétudes légitimes".

"SOULAGÉ"

Dominique Strauss-Kahn, qui est aujourd'hui âgé de 63 ans, avait admis une "relation inappropriée" et une "faute morale", mais démenti toute contrainte ou violence.   Suite...

 
<p>Le juge am&eacute;ricain Douglas McKeon a d&eacute;clar&eacute; sur RTL que l'accord conclu entre Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo pour mettre un terme aux poursuites pour agression sexuelle lanc&eacute;es contre l'ancien directeur g&eacute;n&eacute;ral du FMI avait &eacute;t&eacute; "facile" &agrave; trouver. /Photo prise le 10 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Seth Wenig/Pool</p>