La CFDT juge acceptable la solution retenue pour Florange

mardi 11 décembre 2012 08h19
 

PARIS (Reuters) - L'accord conclu entre le gouvernement et ArcelorMittal pour le site sidérurgique de Florange, en Moselle, est une solution acceptable, estime le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger dans un entretien que publie mardi Le Parisien.

Le géant de l'acier s'est engagé à ne pas licencier et à investir 180 millions d'euros sur le site durant cinq ans et assure être toujours prêt à soutenir Ulcos, projet européen de production d'acier à faible émission de CO2.

Cet accord a déçu les représentants des salariés qui préféraient une nationalisation transitoire suivie d'une cession à un autre industriel.

"Bien sûr il y a aujourd'hui une déception légitime qui est forte chez les salariés. La nationalisation n'a pas été possible mais cela a quand même pesé pour sortir du bras de fer avec Mittal", indique le successeur de François Chérèque à la tête de la CFDT.

"Une autre solution a été retenue. Elle est acceptable pour la CFDT. Ce n'est pas quand même tous les jours que l'Etat français arrive à contraindre une multinationale à s'engager pour préserver les emplois."

Il n'est toutefois pas question d'arrêter le conflit, poursuit le responsable syndical qui appelle les salariés à veiller au respect de l'accord conclu avec Mittal.

"Il faut savoir entrer dans la phase où l'on contraint le patron à tenir sa parole. Nous allons continuer l'action syndicale pour vérifier que ces trois engagements-là vont être tenus (...) C'est aussi là que cela va se jouer. Ce n'est pas du tout la fin de l'histoire."

Marine Pennetier, édité par Henri-Pierre André

 
<p>Dans un entretien publi&eacute; mardi par Le Parisien, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la CFDT Laurent Berger estime que l'accord conclu entre le gouvernement et ArcelorMittal pour le site sid&eacute;rurgique de Florange est une solution acceptable. /Photo prise le 1er octobre 2012/REUTERS/Vincent Kessler</p>