Fillon et Copé jouent avec les nerfs de l'UMP

lundi 10 décembre 2012 18h35
 

PARIS (Reuters) - François Fillon et Jean-François Copé, qui devaient se retrouver lundi afin de chercher une solution à la crise à l'UMP, ont reporté leurs discussions à mardi pour des raisons d'agenda, a-t-on appris auprès de leur entourage respectif.

Leur cinquième tête-à-tête est fixé à 19h00 à l'Assemblée nationale, a-t-on précisé dans l'entourage de l'ancien Premier ministre.

L'impatience gagne nombre de responsables de l'UMP qui pressent les deux hommes, dont les cotes de popularité s'effondrent, selon les sondages, de s'accorder sur un compromis trois semaines après l'élection contestée du 18 novembre.

"Nous ne pourrons pas vivre seize ou dix-huit mois sur une équivoque", déclare l'ancien président du Sénat Gérard Larcher, dans une interview à paraître mardi dans Le Figaro.

"Une très large majorité des parlementaires est aujourd'hui convaincue qu'il n'y aura pas d'autre issue qu'un nouveau vote qui ne peut pas être reporté aux calendes grecques", affirme ce soutien de François Fillon.

L'ancien ministre UMP Xavier Bertrand a demandé dimanche "solennellement" au président proclamé de l'UMP et à l'ancien Premier ministre de formuler des propositions communes "dans les jours qui viennent".

Nathalie Kosciusko-Morizet, "non alignée" dans la crise qui secoue le parti d'opposition, a dit pour sa part attendre "avec une très grande impatience" un accord pour sortir de la paralysie. "Je ne trouve pas que les discussions soient une fin en soi", a-t-elle déclaré.

Jean-François Copé et François Fillon, qui conteste la victoire de son adversaire, ont trouvé au moins un terrain d'entente dimanche à la faveur du succès des candidats UMP et UDI lors du premier tour des trois législatives partielles dans l'Hérault, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne.

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<p>Jean-Francois Cop&eacute; et Fran&ccedil;ois Fillon &agrave; l'Assembl&eacute;e. Les deux hommes, qui devaient se retrouver lundi afin de chercher une solution &agrave; la crise &agrave; l'UMP, ont report&eacute; leurs discussions &agrave; mardi pour des raisons d'agenda. /Photos prises le 4 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Charles Platiau</p>