Les salariés d'ArcelorMittal en grève à Basse-Indre

lundi 10 décembre 2012 15h00
 

BASSE-INDRE (Loire-Atlantique) (Reuters) - Les salariés de l'usine ArcelorMittal de Basse-Indre (Loire-Atlantique) ont entamé lundi une grève qui devrait durer jusqu'à jeudi soir, pour protester contre l'accord conclu entre le gouvernement et le groupe sidérurgique.

Les salariés en grève, qui ont entamé lundi un premier arrêt de travail de 24 heures, ont voté à une large majorité la reconduite du mouvement jusqu'à jeudi soir inclus avec blocage du site, a-t-on appris auprès de la CGT.

Selon la CGT, des arrêts de travail se développent depuis vendredi sur d'autres sites du groupe, notamment à Dunkerque, Fos-sur-Mer et Saint Chely d'Apcher.

A Basse-Indre, l'accord conclu entre le gouvernement socialiste et ArcelorMittal prévoit le transfert des deux premières étapes de la production sur le site de Florange (Moselle).

Le transfert du décapage et du laminage des bobines d'acier - activités jugées "cruciales" par les syndicats pour l'avenir de l'usine de Basse-Indre - va entraîner la suppression d'une soixantaine de postes, mais qui feront l'objet de reclassements, selon la direction locale d'ArcelorMittal.

"Cet accord fragiliserait terriblement le site de Basse-Indre et ne donnerait qu'une petite bouffée d'oxygène à Florange, mais en aucun cas ne la sauverait", a déclaré Frédéric Gautier, délégué syndical CGT de l'usine de Basse-Indre, devant près de 300 salariés réunis aux portes de l'usine.

"Le pronostic vital de Basse-Indre serait engagé, car on amputerait notre process", a-t-il ajouté, parlant d'une "incohérence industrielle et économique".

Pour Fabrice Hauraix, délégué syndical Force ouvrière de l'usine, ce projet "est une coquille vide, qui ne peut qu'aboutir à plus ou moins long terme à la mort" du site. "C'est bien la survie de Basse-Indre qui se joue en ce moment."

L'intersyndicale a par ailleurs annoncé son intention de faire appel à un cabinet d'expertise jeudi, lors d'un comité central d'entreprise, pour "démontrer que ce projet n'est pas viable" pour Basse-Indre.   Suite...

 
<p>Les salari&eacute;s de l'usine ArcelorMittal de Basse-Indre, en Loire-Atlantique, ont entam&eacute; lundi une premi&egrave;re gr&egrave;ve de 24 heures pour protester contre l'accord conclu entre le gouvernement et le groupe sid&eacute;rurgique, qui pr&eacute;voit le transfert des deux premi&egrave;res &eacute;tapes de la production de Basse-Indre sur son site de Florange. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler</p>