L'opposition égyptienne refuse le référendum constitutionnel

dimanche 9 décembre 2012 22h46
 

LE CAIRE (Reuters) - Le principal groupe d'opposition au président égyptien Mohamed Morsi a annoncé dimanche qu'il rejetait le référendum constitutionnel prévu le 15 décembre par le chef de l'Etat, disant craindre une confrontation violente dans le pays et a appelé à de nouvelles manifestations.

Le retrait samedi par le président Morsi du décret controversé qui lui avait accordé d'importants pouvoirs n'a pas réussi à calmer ses opposants. Ceux-ci estiment que le président aggrave la crise en Egypte en refusant de reporter le vote sur un projet de constitution mis au point par les islamistes.

"Nous sommes contre ce processus du début à la fin", a déclaré Hussein Abdel Ghani, porte-parole du Front de salut national (FSN), qui regroupe une grande partie de l'opposition, lors d'une conférence de presse.

Il a appelé à de nouvelles manifestations pour mardi.

Les principaux dirigeants du FSN, son coordinateur Mohamed ElBaradeï, l'ex-ministre des Affaires étrangères Amr Moussa et le dirigeant de gauche Hamdine Sabahy, n'étaient pas présents lors de la conférence de presse.

Plusieurs centaines de manifestants se pressent autour du palais présidentiel malgré les chars et les barrières installés la semaine dernière après la mort de sept personnes lors de heurts entre islamistes et opposants.

"LES BASES DE LA DÉMOCRATIE"

"Organiser un référendum maintenant alors qu'il n'y a pas de sécurité témoigne d'une précipitation et d'une absence de sens de la responsabilité de la part du régime, qui risquent de pousser le pays vers une confrontation violente", estime le communiqué du FSN.

Le projet de constitution, ajoute le FSN, ne représente pas les intérêts des femmes et des minorités.   Suite...

 
<p>Protestation pr&egrave;s du palais pr&eacute;sidentiel au Caire. Le principal groupe d'opposition au pr&eacute;sident &eacute;gyptien Mohamed Morsi a annonc&eacute; dimanche qu'il rejetait le r&eacute;f&eacute;rendum constitutionnel pr&eacute;vu le 15 d&eacute;cembre par le chef de l'Etat, disant craindre une confrontation violente dans le pays et a appel&eacute; &agrave; de nouvelles manifestations. /Photo prise le 9 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Asmaa Waguih</p>