Trois semaines de crise, toujours pas de solution à l'UMP

dimanche 9 décembre 2012 20h00
 

PARIS (Reuters) - François Fillon et Jean-François Copé se retrouvent pour la cinquième fois lundi afin de négocier une issue à la crise qui paralyse l'UMP depuis l'élection contestée du 18 novembre, mais rien ne semble à même de faire bouger les lignes entre les deux rivaux après trois semaines de confrontation.

L'ancien ministre UMP Xavier Bertrand, qui a voté François Fillon mais tenté une médiation entre les deux hommes, leur a demandé "solennellement" de faire "dans les jours qui viennent des propositions communes de sortie de crise".

"Cette crise est dramatique, on n'en sortira pas par l'enlisement, on n'en sortira pas par la lassitude", a déclaré dimanche le député sur BFM TV.

"Je ne vais certainement pas leur reprocher de s'être vus. (...) Mais au bout d'un moment, il faut aussi en sortir", a-t-il ajouté.

Dans une interview au Parisien Dimanche, le président proclamé de l'UMP réaffirme son opposition à un nouveau scrutin à bref délai, comme le réclame l'ancien Premier ministre et le mouvement des "non-alignés" emmenés par Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire.

"Nous ne pouvons pas nous permettre de repartir dans une campagne interne qui amènerait son nouveau lot de divisions alors que notre famille est déjà fragilisée", justifie-t-il.

Le député-maire de Meaux réitère sa proposition d'un vote après les élections municipales de 2014, alors que son mandat court théoriquement jusqu'en 2015.

"C'est un vrai geste d'ouverture de ma part, pas une négociation de marchands de tapis. Je m'engage aussi à ce que tout le monde trouve sa place dans l'équipe, sans exclusive", déclare-t-il.

Jean-François Copé et François Fillon, qui se sont vus à quatre reprises la semaine dernière à l'Assemblée nationale, ne laissent rien filtrer de leurs entrevues.   Suite...

 
<p>Fran&ccedil;ois Fillon et Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; se retrouvent pour la cinqui&egrave;me fois lundi afin de n&eacute;gocier une issue &agrave; la crise qui paralyse l'UMP depuis l'&eacute;lection contest&eacute;e du 18 novembre, mais rien ne semble &agrave; m&ecirc;me de faire bouger les lignes entre les deux rivaux apr&egrave;s trois semaines de confrontation. /Photos prises le 4 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Charles Platiau</p>