Manuel Valls déplore le silence d'élus corses sur la violence

dimanche 9 décembre 2012 14h17
 

PARIS-AJACCIO (Reuters) - Manuel Valls a souhaité dimanche que l'ensemble de la classe politique corse condamne la vague de violences sur l'île, déplorant l'"ambiguïté" de certains élus.

Une vingtaine de résidences secondaires ont été endommagées par une série d'attentats vendredi soir en Corse. Les explosions n'ont pas fait de blessé.

Les gendarmes ont découvert dimanche matin trois nouvelles cibles dans la région du Valinco, à 60 km au sud d'Ajaccio. Une villa à Olmeto-Plage a été touchée et les démineurs ont retrouvé deux charges dans deux résidences secondaires mitoyennes.

Les autorités ont dénombré à ce jour 22 attentats et trois tentatives.

Cette "nuit bleue" n'a pour l'heure pas été revendiquée, mais une inscription FLNC (Front de libération nationale de la Corse) a été retrouvée à Sartène.

"Moi, je ne sépare pas la politique, pour ce qui concerne en tout cas le terrorisme, et le banditisme, et je suis convaincu que depuis des années, les deux se confondent", a souligné le ministre de l'Intérieur dans le cadre du "Grand Rendez-vous" Europe 1/i-télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France.

"Je souhaite que tout le monde condamne ce qui s'est passé hier. On peut condamner (...) les crimes liés au grand banditisme, à la criminalité organisée, au système mafieux. Mais je n'entends pas suffisamment de voix, parmi les responsables politiques, parfois en Corse, pour condamner ce qui s'est passé", a-t-il ajouté.

"TROP D'AMBIGUÏTÉ"

"J'attends de tout le monde une mobilisation aussi contre ce qui serait éventuellement un message politique", a insisté Manuel Valls. "J'attends de tous ceux qui éventuellement demandent une nouvelle étape en matière institutionnelle une condamnation".   Suite...

 
<p>Manuel Valls la pr&eacute;fecture de Haute Corse, &agrave; Bastia, le 26 novembre dernier. Le ministre de l'Int&eacute;rieur a souhait&eacute; dimanche que l'ensemble de la classe politique corse condamne la vague de violences sur l'&icirc;le, et condamn&eacute; l'"ambigu&iuml;t&eacute;" de certains &eacute;lus. /Photo d'archives/REUTERS/Pierre Murati</p>