Entrée en campagne précipitée en Italie

dimanche 9 décembre 2012 19h28
 

par Steve Scherer

ROME (Reuters) - Les partis politiques italiens ont lancé dimanche les grandes manoeuvres en prévision des élections législatives, qui pourraient être organisées dès février après l'annonce surprise de la prochaine démission de Mario Monti.

Privé du soutien du parti de Silvio Berlusconi, qui a annoncé samedi son retour dans l'arène politique, le président du Conseil italien a réagi en annonçant sa démission après l'adoption au Parlement du budget 2013, prévue d'ici Noël.

Les élections législatives étaient normalement prévues en mars prochain, probablement le 10, une date jugée samedi "acceptable" par le "Cavaliere" qui brigue à nouveau à 76 ans la direction du pays.

Mais la prochaine démission de Mario Monti - une décision "irrévocable", a dit ce dernier - pourrait avancer la date du scrutin à février.

Appelé à la rescousse en novembre 2011 afin d'éviter à l'Italie de sombrer dans la crise de la dette, en remplacement d'un Silvio Berlusconi empêtré dans des affaires de moeurs et des soupçons de corruption, Mario Monti impose depuis un an aux Italiens une sévère cure d'austérité à la tête d'un gouvernement de "techniciens" non élus, mais soutenu jusqu'à présent par les principales forces politiques du pays.

Il n'a cessé de dire qu'il ne chercherait pas à conserver son poste après les législatives, tout en se disant prêt à poursuivre sa mission si le résultat des élections ne dégageait pas de majorité claire.

Certains interprètent désormais sa démission surprise comme le signe de sa prochaine entrée dans la bataille électorale, malgré une cote de popularité en baisse constante du fait de sa politique de rigueur.

Chef de file de l'Union du Centre (UDC), Pier Ferdinando Casini a assuré dimanche que sa formation et le Parti démocrate (PD) de centre-gauche "s'identifient aux politiques raisonnables et responsables mises en oeuvre par Monti".   Suite...

 
<p>Priv&eacute; du soutien du parti de Silvio Berlusconi, qui a annonc&eacute; samedi son retour dans l'ar&egrave;ne politique, le pr&eacute;sident du Conseil italien Mario Monti d&eacute;missionnera apr&egrave;s l'adoption au Parlement du budget 2013, pr&eacute;vue d'ici No&euml;l. /Photo prise le 8 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Eric Gaillard</p>