Nouvelle "nuit bleue" en Corse, une interpellation

samedi 8 décembre 2012 19h23
 

AJACCIO (Reuters) - Une vingtaine de résidences secondaires ont été endommagées par une série d'attentats tard vendredi soir à travers la Corse, sans faire de victimes.

Des témoins ont fait état de 24 explosions au total mais les services de police et de gendarmerie ont comptabilisé samedi matin vingt cibles, dix en Haute-Corse et autant dans le sud de l'île, pour cette nouvelle "nuit bleue".

Aucune revendication n'a été enregistrée dans l'immédiat mais une inscription FLNC (Front de libération nationale de la Corse) a été retrouvée à Sartène.

De source proche de l'enquête, on a appris samedi qu'un homme présenté comme proche du mouvement indépendantiste avait été interpellé vendredi matin à Calvi lors d'un contrôle routier inopiné des douanes avec des mèches et du matériel explosif dans le coffre de sa voiture.

L'individu a été placé en garde à vue. Agé de 32 ans, il avait été condamné en 2008 à cinq ans d'emprisonnement pour des attentats contre des résidences secondaires. Selon une source proche de l'enquête, il appartenait à Resistenza corsa, un groupe clandestin créé en 2002 et qui avait rejoint le FLNC Union des combattants en 2003.

Trois des attentats de vendredi soir ont visé des cibles à Calvi.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie des attentats et a confié les investigations à la gendarmerie et à la police judiciaire.

Avant cette nuit bleue, la troisième de 2012 dans l'île, la Corse avait enregistré vendredi son 19e meurtre de l'année, celui d'un homme d'une trentaine d'années qui a été abattu à Calvi par plusieurs hommes armés qui ont ouvert le feu sur sa voiture.

La victime, connue des services de police pour des attaques à main armée, était sous contrôle judiciaire après sa sortie de prison en mars dernier.   Suite...

 
<p>Une vingtaine de r&eacute;sidences secondaires ont &eacute;t&eacute; endommag&eacute;es par une s&eacute;rie d'attentats tard vendredi soir &agrave; travers la Corse, sans faire de victimes. /Photo d'archives/REUTERS</p>