Vingt-quatre résidences secondaires plastiquées en Corse

samedi 8 décembre 2012 09h11
 

BASTIA (Reuters) - Une vingtaine d'attentats à l'explosif ont visé des résidences secondaires en Corse, vendredi entre 22h30 et 23h00, du nord au sud de l'île.

Les services de la préfecture ont enregistré au milieu de la nuit 24 déflagrations. Dans le Sud, deux bâtisses ont été détruites à Coggia, à 35 km d'Ajaccio, une à Bonifacio, une à Sartène et deux à Coti Chiavari, sur la rive Sud du golfe d'Ajaccio.

En Haute-Corse, trois maisons ont été visées à Calvi et une à Oletta, à 20 km de Bastia. D'autres attentats ont notamment été signalés à Tomino, à Furiani et à Santa-Maria-Poggio, toujours aux alentours de Bastia. Aucune inscription ou de sigle FLNC (Front de libération national de la Corse) n'a été découverte pour l'heure sur les murs des résidences.

Aucune victime n'était à déplorer aux alentours de minuit. Le bilan de ce qui semble être une "nuit bleue", du nom d'opérations communes menées par les clandestins, pourrait évoluer. Cette série d'attentats a été commise la veille de la "festa di a nazione" du 8 décembre, la "fête de la nation" qui réunit toute la famille nationaliste.

Celle-ci appelle de ses voeux un "règlement politique de la question corse" avec un changement de la constitution entérinant la co-officialité de la langue corse et la reconnaissance du statut de résident afin de limiter les dérives spéculatives immobilières.

Les derniers attentats commis dans le cadre d'une nuit bleue avaient visé des enseignes de la grande distribution dans la nuit du 9 septembre. Sept supermarchés avaient été plastiqués, dont une grande majorité de grandes surfaces Leclerc. La série avait été revendiquée par le FLNC une semaine plus tard pour dénoncer le coût de la vie en Corse. Depuis le 1er janvier, on dénombre 55 attentats dans l'île.

Roger Nicoli, édité par Jean-Philippe Lefief

 
<p>Une vingtaine d'attentats &agrave; l'explosif ont vis&eacute; des r&eacute;sidences secondaires en Corse, vendredi dans la nuit, veille de la "festa di a nazione" du 8 d&eacute;cembre, la "f&ecirc;te de la nation" qui r&eacute;unit toute la famille nationaliste. /Photo d'archives/REUTERS</p>