Lakshmi Mittal donne sa version de l'accord sur Florange

vendredi 7 décembre 2012 16h30
 

PARIS (Reuters) - Lakshmi Mittal dénonce le "langage anti-commercial" du gouvernement français et dément avoir failli à ses engagements dans une interview écrite destinée à être diffusée à l'intérieur du groupe sidérurgique ArcelorMittal qu'il dirige.

Dans ce document, dévoilé vendredi par Europe 1, l'homme d'affaires indien ne fait pas mention du projet européen Ulcos de captage et de stockage de CO2 et s'engage à conserver les hauts-fourneaux de Florange pendant six ans, selon la radio.

Il affirme en revanche avoir "pris l'engagement vis-à-vis du gouvernement français d'accepter les offres d'achat des hauts-fourneaux".

Or, selon lui, "aucune offre n'a été reçue à ce jour". "Alors que nous approchions de la date butoir de la vente possible des hauts-fourneaux, il est devenu évident qu'aucun acheteur ne s'était présenté", écrit-il.

La gestion du dossier Florange par l'exécutif français a provoqué déceptions et malentendus en raison du flou entretenu sur la question de la nationalisation d'un site symbolique de l'industrie française.

Pour Lakshmi Mittal, "la vente de l'intégralité du site et même la nationalisation forcée" sont des options mises dans le débat public sous la pression des syndicats.

"Ce langage anti-commercial a attiré l'attention non seulement de la presse française, mais aussi de la presse internationale, qui ont commencé à s'interroger sur le message que cela envoyait aux entreprises internationales envisageant d'investir en France", déplore-t-il.

Donnant sa version de l'accord, le PDG dit avoir convenu avec le gouvernement "de l'arrêt provisoire et du non-démantèlement des hauts fourneaux pendant six ans."

"Nous avons accepté d'investir 180 millions d'euros dans le site au cours des cinq prochaines années. Nous avons accepté de maintenir l'activité emballage à Florange pendant au moins cinq ans. Et nous avons accepté de ne pas mettre en place de plan social et de chercher une solution pour les aspects sociaux de la fermeture sur une base individuelle et volontaire", précise-t-il.   Suite...

 
<p>Lakshmi Mittal d&eacute;nonce le "langage anti-commercial" du gouvernement fran&ccedil;ais et d&eacute;ment avoir failli &agrave; ses engagements dans une interview &eacute;crite destin&eacute;e &agrave; &ecirc;tre diffus&eacute;e &agrave; l'int&eacute;rieur du groupe sid&eacute;rurgique ArcelorMittal qu'il dirige et d&eacute;voil&eacute;e vendredi par Europe 1. /Photo d'archives/REUTERS/Thierry Roge</p>