Le Front de gauche veut imposer une majorité alternative

vendredi 7 décembre 2012 15h59
 

par Chine Labbé

PARIS (Reuters) - Le Front de gauche, qui se réunit samedi en Conseil national, veut imposer l'idée d'une majorité alternative à gauche en tirant parti notamment de la gestion gouvernementale du dossier de l'usine ArcelorMittal de Florange, qui a fortement déçu les syndicalistes.

Le co-président du PG, Jean-Luc Mélenchon, se fait désormais le chantre du socialisme vert et tend la main aux écologistes et aux élus de l'aile gauche du PS, tandis que le Parti communiste, dont le Congrès aura lieu en février, poursuit sa résistance au Sénat.

"Le Parti socialiste ne comprend absolument pas ce qui est en train de se passer dans la société", estime Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche.

"Ils ne comprennent pas qu'ils sont en train de prendre des décisions qui font pleurer les syndicalistes et sourire Madame Parisot (la présidente du Medef-NDLR)", ajoute-t-il.

Même s'ils estiment ne pas avoir "besoin de ça", PC et PG jugent que les divisions qui se sont fait jour au sein de l'exécutif sur Florange, et notamment le plaidoyer d'Arnaud Montebourg en faveur d'une nationalisation temporaire, contribuent à "légitimer" leurs revendications.

Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon, dont les déconvenues électorales ont affaibli l'écho, qualifie Jean-Marc Ayrault de "social-menteur", et François Hollande de "social-flouteur".

"IL N'Y A PAS D'ALTERNATIVE À GAUCHE"

Se posant en potentiel Premier ministre d'une majorité alternative, il a récemment tenu à Paris les assises de "l'écosocialisme", doctrine dans laquelle il veut voir "la nouvelle définition de la démarche socialiste".   Suite...

 
<p>Le Front de gauche, qui se r&eacute;unit samedi en Conseil national, veut imposer l'id&eacute;e d'une majorit&eacute; alternative &agrave; gauche en tirant parti notamment de la gestion gouvernementale du dossier de l'usine ArcelorMittal de Florange, qui a fortement d&eacute;&ccedil;u les syndicalistes. /Photo prise le 30 septembre 2012/REUTERS/Christian Hartmann</p>