Hollande rate la gestion politique de la crise à Florange

vendredi 7 décembre 2012 17h41
 

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - La gestion du dossier Florange par l'exécutif français a provoqué déceptions et malentendus, à la mesure du flou entretenu par François Hollande lui-même sur la question de la nationalisation d'un site symbolique de l'industrie.

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, a évoqué dans un entretien à Reuters les failles de la communication gouvernementale et la presse était sévère vendredi sur ce "ratage" de l'exécutif.

"Florange : Ayrault l'enfumeur", titrait le quotidien de gauche Libération à propos du Premier ministre.

Dans son édition datée de samedi, Le Monde évoque le triple "échec" du président de la République, du Premier ministre et du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui signe "la première véritable crise politique de l'ère Hollande".

Au terme de près trois semaines de trouble sur un dossier important de sa campagne électorale, François Hollande a tenté jeudi soir d'éteindre l'incendie en se portant garant des promesses faites pour sauver l'emploi par le géant de l'acier ArcelorMittal, objet de toute la méfiance des sidérurgistes.

Le président français a été directement interpellé par les salariés et les élus de Florange, qui ne sont pas satisfaits des explications du Premier ministre.

VALSE-HÉSITATION SUR LA NATIONALISATION

Le chef de file des députés socialistes a évoqué vendredi une "erreur de communication" du gouvernement qui a laissé penser qu'une nationalisation pouvait être la solution, alors que l'accord préservant l'emploi constitue selon lui un succès.   Suite...

 
<p>Francois Hollande avec des ouvriers d'ArcelorMittal lors de la campagne pr&eacute;sidentielle en f&eacute;vrier, &agrave; Florange. La gestion du dossier Florange par l'ex&eacute;cutif fran&ccedil;ais a provoqu&eacute; d&eacute;ceptions et malentendus, &agrave; la mesure du flou entretenu par Fran&ccedil;ois Hollande lui-m&ecirc;me sur la question de la nationalisation d'un site symbolique de l'industrie. /Photo prise le 24 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Francois Lenoir</p>