7 décembre 2012 / 09:20 / dans 5 ans

Puissant séisme au large du Japon, non loin de Fukushima

<p>Passagers rassembl&eacute;s dans la gare de Sendai, dans la pr&eacute;fecture japonaise de Miyagi, apr&egrave;s une interruption de service cons&eacute;cutive &agrave; un tremblement de terre vendredi. Un puissant s&eacute;isme s'est produit vendredi au large de la c&ocirc;te nord-est du Japon, non loin de la zone de Fukushima d&eacute;vast&eacute;e en 2011 par un pr&eacute;c&eacute;dent tremblement de terre et un tsunami. /Photo prise le 7 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Kyodo</p>

par Antoni Slodkowski

TOKYO (Reuters) - Un puissant séisme s‘est produit au large de la côte nord-est du Japon, vendredi, non loin de la zone de Fukushima dévastée en mars 2011 par un précédent tremblement de terre et un tsunami.

Les autorités n‘ont signalé ni morts ni dégâts majeurs dans l‘immédiat, à la suite de cette secousse dont la magnitude a été mesurée à 7,3 sur l’échelle de Richter.

Une vague sismique d‘un mètre de haut a atteint le littoral au niveau d‘Ishinomaki, dans la préfecture de Miyagi, située au coeur de la catastrophe de 2011, mais aucune alerte générale au tsunami n‘a été déclenchée dans le Pacifique.

Des vagues de quelques centimètres ont été signalées ailleurs sur la côte et l‘alerte locale a été levée au bout de deux heures, après avoir contraint des milliers d‘habitants à tenter de trouver refuge dans les hauteurs.

La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) a ordonné aux ouvriers travaillant sur les deux centrales nucléaires de Fukushima de se placer en lieu sûr. Elle a toutefois démenti toute procédure d’évacuation. Aucune anomalie n‘a été détectée au niveau des émissions radioactives autour du site.

SEPT NIVEAUX

L‘Agence internationale de l‘Energie atomique (AIEA) a dit avoir été informée par les autorités japonaises de l‘absence de tout problème sur les centrales les plus proches de l’épicentre.

Hormis deux d‘entre eux, l‘ensemble des 50 réacteurs nucléaires de l‘archipel ont été mis à l‘arrêt après la catastrophe de Fukushima.

Outre la mort de près de 20.000 personnes, le séisme de magnitude 9 et le tsunami du 11 mars 2011 ont fortement endommagé l‘une des deux centrales de Fukushima, Fukushima-Daiichi, déclenchant la plus grave catastrophe nucléaire au monde depuis l‘accident de Tchernobyl en 1986.

Le coeur de certains réacteurs était alors entré en fusion et l‘arrêt des circuits de refroidissement avait entraîné des émissions radioactives dans l‘atmosphère, contaminant eau et nourriture et conduisant les autorités à évacuer des milliers d‘habitants.

Sur l’échelle japonaise d’évaluation des secousses sismiques, qui comporte sept niveaux, le séisme de vendredi a été mesuré à “cinq moins” dans la préfecture de Miyagi. Cette estimation signifie que des routes ou des bâtiments faiblement résistants aux secousses ont pu être endommagés.

DES BÂTIMENTS TREMBLENT À TOKYO

A Tokyo, où des bâtiments ont tremblé, la secousse a été mesurée à quatre selon cette échelle, qui donne une meilleure indication des dégâts probables que l’échelle de Richter communément utilisée pour mesurer la magnitude des tremblements de terre.

Cinq blessés légers ont été recensés dans la préfecture de Miyagi, où l‘ensemble du trafic ferroviaire a été interrompu.

“Je me trouvais dans le centre de la ville au moment du séisme. J‘ai sauté dans ma voiture et je me suis précipité vers les montagnes”, a dit un habitant d‘Ishinomaki, Chikako Iwai.

Une grande partie d‘Ishinomaki n‘a toujours pas été nettoyée depuis le séisme et le tsunami de l‘an dernier. De nombreuses maisons sont à l’état de ruines et des ouvriers continuent de ramasser les carcasses de milliers de voitures emportées par les eaux.

La piste de l‘aéroport de Sendai, inondé par le tsunami en 2011, a été fermée. L‘activité a été brièvement suspendue à l‘aéroport Narita de Tokyo le temps de s‘assurer de la sûreté des installations.

Le Premier ministre, Yoshihiko Noda, a annulé un meeting de campagne à Tokyo en vue des élections législatives du 16 décembre et a regagné ses bureaux.

Avec Leika Kihara, Tomasz Janowski et Aaron Sheldrick; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Henri-Pierre André et Gilles Trequesser

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