La CFDT-Florange sceptique sur les promesses de Hollande

vendredi 7 décembre 2012 09h17
 

PARIS (Reuters) - Le leader du syndicat CFDT à Florange, Edouard Martin, s'est déclaré vendredi prêt à croire les promesses de François Hollande sur l'avenir du site, tout en se montrant extrêmement sceptique sur les engagements obtenus d'ArcelorMittal.

Le président français a assuré jeudi que tous les engagements pris avec le groupe sidérurgique pour sauver Florange, y compris le maintien de l'emploi, seraient tenus.

"Je veux ici dire que ces engagements seront tenus et que j'en serai, avec le gouvernement, le garant", a-t ajouté après que le géant de l'acier eut semé le doute en retirant sa candidature du site pour le premier appel d'offres du projet européen Ulcos de captage et de stockage de CO2.

Mais François Hollande a insisté sur le fait que Florange serait sur les rangs pour un nouvel appel d'offres en 2013 qui pourrait déboucher dans plusieurs années sur la concrétisation d'un Ulcos 2, ce qu'a confirmé ArcelorMittal.

"Il nous a répondu. On va dire que c'est un point positif", a déclaré Edouard Martin sur France Inter en réclamant un échéancier sur Ulcos 2. "Maintenant, je ne demande qu'à croire."

Mais le leader de la "résistance" sur le site de Florange reste très sceptique, soulignant que le groupe de Lakshmi Mittal n'avait jamais auparavant fait état des "difficultés techniques" invoquées pour justifier le retrait du premier appel d'offre Ulcos.

"Il vous sort le problème technique du chapeau, il est trop fort ce mec, c'est un magicien", a dit Edouard Martin en estimant qu'Ulcos 2 était très éloigné dans le temps. "OK, on nous donne rendez-vous dans six ans, mais on sera où dans six ans?"

Yves Clarisse

 
<p>Ouvriers d'ArcelorMittal sur le site d'Hayange-Florange. Le leader du syndicat CFDT &agrave; Florange, Edouard Martin, s'est d&eacute;clar&eacute; vendredi pr&ecirc;t &agrave; croire les promesses de Fran&ccedil;ois Hollande sur l'avenir du site, tout en se montrant extr&ecirc;mement sceptique sur les engagements obtenus d'ArcelorMittal. /Photo prise le 6 d&eacute;cembre 2012/REUTERS</p>