Discussions en panne sur les contrats de travail abusifs

jeudi 6 décembre 2012 19h59
 

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Patronat et syndicats ont reporté jeudi au 19 décembre la poursuite des négociations sur la réforme du marché du travail a à l'issue d'une septième séance qui n'a pas permis d'avancer sur la question du recours abusif aux contrats courts.

Malgré un geste de la Confédération générale des PME (CGPME) et de l'Union professionnelle artisanale (UPA) sur ce sujet en direction des syndicats, pour qui c'est un point majeur, celui-ci n'a pratiquement pas été abordé, ont dit les participants.

La CGPME reste opposée à toute généralisation d'une modulation des cotisations sociales patronales en fonction de la durée des contrats. Mais elle accepte l'idée que les contrats très courts (dix jours et moins) et répétitifs en cas de surcroît d'activité soient pénalisés.

L'Union professionnelle artisanale (UPA) a estimé de son côté que les recours abusif aux contrats à durée déterminée (CDD) devaient être pénalisés, tout en rejetant, elle aussi, une augmentation généralisée de leur coût.

Mais ni la CGPME ni l'UPA n'ont abordé en séance ce sujet, qui paraît toujours diviser les organisations patronales.

"Le président de séance a dit que ce n'était pas à l'ordre du jour", a dit le négociateur de Force ouvrière Stéphane Lardy, qui a parlé de "reprise en main" de la délégation patronale par le Medef, au siège duquel se déroule les discussions.

Le négociateur du Medef a réaffirmé à l'issue de la séance qu'il n'avait pas mandat pour négocier sur cette question.

La présidente de l'organisation patronale la plus puissante de France, Laurence Parisot, "a toujours dit non sur la taxation des contrats courts", a déclaré Patrick Bernasconi, en taclant au passage la CGPME et son président, Jean-François Roubaud.   Suite...

 
<p>Patronat et syndicats ont report&eacute; jeudi au 19 d&eacute;cembre la poursuite des n&eacute;gociations sur la r&eacute;forme du march&eacute; du travail a &agrave; l'issue d'une septi&egrave;me s&eacute;ance qui n'a pas permis d'avancer sur la question du recours abusif aux contrats courts. /Photo d'archives/REUTERS</p>