Fillon et Copé discrets avant un test électoral pour l'UMP

jeudi 6 décembre 2012 19h19
 

PARIS (Reuters) - François Fillon et Jean-François Copé ont poursuivi jeudi leurs apartés pour tenter de régler la crise à l'UMP, mise sous l'éteignoir avant trois élections législatives partielles où les candidats de l'opposition sont en délicate posture.

Le président proclamé de l'UMP et l'ancien Premier ministre, qui conteste une élection entachée selon lui d'irrégularités, se sont retrouvés pour la quatrième fois cette semaine à l'Assemblée nationale. L'entretien a duré une trentaine de minutes, a-t-on appris de sources parlementaires.

Les deux hommes ont prévu de se revoir la semaine prochaine, au lendemain du premier tour des législatives partielles de dimanche, dans le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine et l'Hérault.

Le rituel est désormais posé : des tête-à-tête dont les entourages sont tenus éloignés pour éviter la surenchère médiatique qui a suivi le scrutin interne du 18 novembre.

Un élu de l'UMP explique que les deux parties ne veulent rien laisser filtrer qui puisse nuire aux candidats UMP du scrutin de dimanche. Une contre-performance finirait de noircir le tableau pour le premier parti d'opposition de France.

Face à ce calme plat, la crainte d'un "petit arrangement entre amis", d'un "Yalta" opportuniste, a surgi au sein des "non-alignés" emmenés par Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet, mais le mouvement paraît s'essouffler face à la division de fait entre "copéistes" et "fillonistes".

"LA SOLUTION, C'EST LA DIVISION"

Le député "copéiste" Axel Poniatowski, qui s'est dissocié de ce groupe, prône sur son blog une solution qui entérinerait la scission - option avancée depuis quelques jours à mots couverts par des partisans de François Fillon.

"Il y a deux solutions possibles", écrit-il. "La première est l'organisation d'un nouveau vote dans un délai raisonnable".   Suite...

 
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