Les syndicalistes de Florange interpellent François Hollande

jeudi 6 décembre 2012 20h30
 

FLORANGE, Moselle (Reuters) - Des syndicalistes de Florange ont enjoint jeudi François Hollande d'obtenir une renégociation de l'accord conclu entre Paris et ArcelorMittal en menaçant de "lancer la résistance" et d'occuper les hauts-fourneaux du site lorrain.

Ils ont haussé le ton, annonçant également une grève lundi sur le site de Basse-Indre, près de Nantes, après avoir appris que le géant de l'acier retirait la candidature du site pour le premier appel d'offres du projet européen Ulcos de captage et de stockage de CO2.

Dans la soirée, le chef de l'Etat a affirmé que les engagements pris lors de l'accord entre le gouvernement et le géant de l'acier "seront tenus" et qu'il en sera, avec le gouvernement, "le garant".

"Je sais les inquiétudes, les doutes compte tenu du passé, des manquements. J'ai vu la détresse et la colère", a-t-il dit en marge de la visite d'un centre Emmaüs dans le XIXe arrondissement de Paris.

Dans l'après-midi, une trentaine d'ouvriers ont brièvement occupé les hauts-fourneaux de Florange et mis fin à leur action après s'être assurés du maintien en chauffe des hauts-fourneaux, condition indispensable pour éviter leur détérioration.

Jean-Marc Ayrault avait vanté mercredi l'accord conclu avec le groupe sidérurgique pour préserver l'emploi à Florange, mais des représentants des salariés le jugent totalement insuffisant et dénoncent une "tromperie".

Le syndicaliste CFDT du site, Edouard Martin, a appelé François Hollande à se saisir du dossier.

"On vous y appelle solennellement, M. le président, reprenez le dossier en main. Dites à Mittal ça suffit, dehors ! (...) Vous attendez quoi, qu'il y ait un malheur, ici ?", a-t-il lancé.

"Nous, nous allons être votre malheur si vous ne cessez pas ce mensonge, cette tromperie. Et c'est une promesse, et nous on a l'habitude de tenir nos promesses".   Suite...

 
<p>Des ouvriers de Florange ont bri&egrave;vement occup&eacute; jeudi les hauts-fourneaux du site sid&eacute;rurgique mosellan afin d'exiger la ren&eacute;gociation de l'accord conclu entre Paris et ArcelorMittal. Ils ont mis fin &agrave; leur action apr&egrave;s avoir obtenu l'assurance que l'alimentation en gaz ne serait pas coup&eacute;e mais ont demand&eacute; &agrave; Fran&ccedil;ois Hollande de se saisir du dossier. /Photo prise le 6 d&eacute;cembre 2012/REUTERS</p>