La France veut encore croire à un "Ulcos 2" pour Florange

jeudi 6 décembre 2012 13h19
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a assuré jeudi que le projet Ulcos de stockage du CO2 sur le site sidérurgique de Florange verrait bien le jour malgré le retrait de la candidature d'ArcelorMittal d'un premier appel d'offres européen.

Ce retrait, annoncé jeudi par la Commission, avait dans un premier temps donné l'impression que le géant mondial de l'acier se désengageait déjà d'un des points clé de son accord signé avec le gouvernement pour préserver l'emploi à Florange.

Mais "le groupe s'est engagé à poursuivre ce projet et donc à investir dans cette nouvelle phase de recherche, qui s'appuiera sur le centre recherche-développement de Maizières-lès-Metz (le centre de recherche lorrain d'ArcelorMittal-NDLR), a déclaré dans un communiqué Jean-Marc Ayrault.

"La Commission a été informée du renouvellement de l'engagement de l'Etat et d'ArcelorMittal sur ce projet et a indiqué qu'Ulcos pourra concourir à un prochain appel d'offres", a poursuivi le Premier ministre. "L'objectif reste de réaliser un démonstrateur industriel."

"Ulcos 1 est mort, vive Ulcos 2", résumait un conseiller du Premier ministre, malgré le scepticisme des élus locaux et des syndicats du site de Florange.

Jean-Marc Ayrault a été critiqué à la fois par les syndicats -qui réclament une renégociation de l'accord- et par une partie de sa majorité, plusieurs ministres, dont celui du Redressement productif Arnaud Montebourg, défendant l'option d'une nationalisation du site jugée trop coûteuse.

Ces derniers estiment notamment que le gouvernement ne peut pas faire confiance au PDG d'ArcelorMittal Lakshmi Mittal, l'homme d'affaires indien dont le bilan social est régulièrement mis en cause, notamment en France et en Belgique.

PAS DE RENIEMENT, DIT MITTAL

Pour ArcelorMittal, le retrait de l'appel d'offres européen n'est en aucune manière un reniement d'un projet qui serait financé par le groupe, l'Etat et l'Union européenne.   Suite...

 
<p>Le gouvernement fran&ccedil;ais assure que le projet Ulcos de stockage du CO2 sur le site sid&eacute;rurgique de Florange verra bien le jour malgr&eacute; le retrait de la candidature d'ArcelorMittal d'un premier appel d'offres europ&eacute;en. /Photo prise le 3 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Vincent Kessler</p>