La CGPME fait un geste sur les contrats courts

jeudi 6 décembre 2012 12h52
 

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - La Confédération générale des PME (CGPME) maintient son refus d'une taxation généralisée des contrats de travail courts demandée par les syndicats mais veut bien l'envisager pour des cas très spécifiques, a déclaré jeudi son président à Reuters.

Le refus des organisations patronales de moduler les cotisations patronales en fonction de la durée du contrat est l'un des points d'achoppement des négociations sur la réforme du marché du travail, qui se poursuivent ce jeudi.

La question n'est même pas évoquée dans le projet d'accord rédigé par le Medef, la principale organisation patronale.

"Dans toute négociation, il faut essayer de trouver des chemins qui permettent d'aboutir", a déclaré Jean-François Roubaud dans une interview à Reuters, quelques heures avant que les négociateurs se retrouvent au siège du Medef.

"Nous n'avons pas modifié notre point de vue, à savoir qu'on rejette toute taxation des contrats courts par principe", a-t-il poursuivi. "Mais on peut regarder comment on peut le faire pour les contrats très courts répétés pour surcroît d'activité."

Il s'agit, explique le président de la CGPME, de contrats de travail de huit-dix jours maximum qui sont parfois répétés deux fois par mois en cas d'augmentation de l'activité.

"Ce n'est pas correct. On est d'accord pour se faire pénaliser sur ce genre de choses parce qu'il y a peut-être des comportements abusifs", dit Jean-François Roubaud. "Donc il faut qu'avec les partenaires sociaux on voie ce qui est abusif."

Il estime en revanche que cela ne doit pas concerner certains contrats très courts utilisés, par exemple, dans les hôpitaux et les maisons de retraite pour remplacer au jour le jour des aides-soignants manquants. "Il faut faire très attention à toutes les spécificités des branches", dit-il.   Suite...

 
<p>La Conf&eacute;d&eacute;ration g&eacute;n&eacute;rale des PME (CGPME) maintient son refus d'une taxation g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e des contrats de travail courts demand&eacute;e par les syndicats mais veut bien l'envisager pour des cas tr&egrave;s sp&eacute;cifiques, a d&eacute;clar&eacute; jeudi &agrave; Reuters son pr&eacute;sident Jean-Fran&ccedil;ois Roubaud. /Photo d'archives/REUTERS</p>