La femme arrêtée mardi dans l'enquête sur Merah relâchée

jeudi 6 décembre 2012 11h36
 

TOULOUSE (Reuters) - La femme arrêtée mardi et placée en garde à vue dans l'enquête sur les crimes de Mohamed Merah, qui a abattu sept personnes en mars à Toulouse et Montauban, a été relâchée, a-t-on appris jeudi de sources policières.

Son ex-compagnon a vu quant à lui sa garde à vue prolongée, a dit l'une des sources.

Ces deux personnes ont été arrêtées mardi matin à Toulouse et Albi dans l'enquête sur les possibles complicités dont aurait pu bénéficier Mohamed Merah, qui a tué trois militaires et quatre personnes dans une école juive en se revendiquant d'Al Qaïda.

La police recherche depuis le début de l'affaire un troisième homme, présent avec Mohamed Merah et son frère Abdelkader au moment du vol du scooter qui a servi à commettre les meurtres.

On ignorait dans l'immédiat s'il s'agissait du suspect arrêté mardi.

"Rien ne filtre pour l'instant sur ces auditions", a dit une autre source policière. La garde à vue peut être prolongée jusqu'à 96 heures dans des affaires en lien avec le terrorisme.

Les enquêteurs examinent aussi la possibilité que le suspect ait pu vendre des armes à Mohamed Merah, qui détenait un arsenal lorsqu'il est mort.

Initialement présenté comme un "loup solitaire", ce jeune Français de 23 ans a été abattu le 22 mars à Toulouse par le Raid, unité d'élite de la police, lors d'un assaut donné à son logement où il était retranché depuis plus de 30 heures.

Ecroué, son frère Abdelkader nie toute complicité dans les crimes. Les juges d'instruction antiterroristes se penchent aussi sur les liens troubles entre la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et Mohamed Merah.   Suite...

 
<p>Pr&egrave;s de l'appartement toulousain o&ugrave; Mohamed Merah &eacute;tait retranch&eacute;. La femme arr&ecirc;t&eacute;e mardi et plac&eacute;e en garde &agrave; vue dans l'enqu&ecirc;te sur les crimes de Mohamed Merah, qui a abattu sept personnes en mars &agrave; Toulouse et Montauban, a &eacute;t&eacute; rel&acirc;ch&eacute;e. /Photo prise le 23 mars 2012/REUTERS/Jean-Paul P&eacute;lissier</p>