6 décembre 2012 / 10:39 / il y a 5 ans

La femme arrêtée mardi dans l'enquête sur Merah relâchée

TOULOUSE (Reuters) - La femme arrêtée mardi et placée en garde à vue dans l‘enquête sur les crimes de Mohamed Merah, qui a abattu sept personnes en mars à Toulouse et Montauban, a été relâchée, a-t-on appris jeudi de sources policières.

<p>Pr&egrave;s de l'appartement toulousain o&ugrave; Mohamed Merah &eacute;tait retranch&eacute;. La femme arr&ecirc;t&eacute;e mardi et plac&eacute;e en garde &agrave; vue dans l'enqu&ecirc;te sur les crimes de Mohamed Merah, qui a abattu sept personnes en mars &agrave; Toulouse et Montauban, a &eacute;t&eacute; rel&acirc;ch&eacute;e. /Photo prise le 23 mars 2012/REUTERS/Jean-Paul P&eacute;lissier</p>

Son ex-compagnon a vu quant à lui sa garde à vue prolongée, a dit l‘une des sources.

Ces deux personnes ont été arrêtées mardi matin à Toulouse et Albi dans l‘enquête sur les possibles complicités dont aurait pu bénéficier Mohamed Merah, qui a tué trois militaires et quatre personnes dans une école juive en se revendiquant d‘Al Qaïda.

La police recherche depuis le début de l‘affaire un troisième homme, présent avec Mohamed Merah et son frère Abdelkader au moment du vol du scooter qui a servi à commettre les meurtres.

On ignorait dans l‘immédiat s‘il s‘agissait du suspect arrêté mardi.

“Rien ne filtre pour l‘instant sur ces auditions”, a dit une autre source policière. La garde à vue peut être prolongée jusqu’à 96 heures dans des affaires en lien avec le terrorisme.

Les enquêteurs examinent aussi la possibilité que le suspect ait pu vendre des armes à Mohamed Merah, qui détenait un arsenal lorsqu‘il est mort.

Initialement présenté comme un “loup solitaire”, ce jeune Français de 23 ans a été abattu le 22 mars à Toulouse par le Raid, unité d’élite de la police, lors d‘un assaut donné à son logement où il était retranché depuis plus de 30 heures.

Ecroué, son frère Abdelkader nie toute complicité dans les crimes. Les juges d‘instruction antiterroristes se penchent aussi sur les liens troubles entre la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et Mohamed Merah.

Au retour d‘un voyage en Afghanistan fin 2011, le jeune Français avait été interrogé par la DCRI mais jamais inquiété. Sa surveillance avait été levée alors qu‘il semble que sa dangerosité avait pourtant été relevée.

Les députés ont décidé mercredi la création d‘une commission d‘enquête sur le travail des services de renseignement à la lumière de l‘affaire Merah, une initiative dénoncée par l‘opposition de droite.

Jean Décotte, édité par Yves Clarisse

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