Dialogue de sourds entre syndicats et gouvernement sur Florange

mercredi 5 décembre 2012 22h11
 

par Julien Ponthus et Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Gouvernement et syndicats ont campé sur leurs positions mercredi, Jean-Marc Ayrault vantant l'accord conclu avec ArcelorMittal pour préserver l'emploi à Florange, alors que les représentants des salariés réclament sa renégociation.

Invité du journal de 20h00 sur France 2, le chef du gouvernement a mis en avant l'absence de plan social à Florange, où quelque 600 licenciements seront évités.

"C'est une situation qui est acquise. Beaucoup de Français aimeraient avoir un tel résultat", a-t-il fait valoir.

Le Premier ministre, qui recevra jeudi matin les élus de la région, a annoncé la mise en place d'un comité de suivi de l'accord passé avec Mittal dirigé par le sous-préfet de Thionville, avec la participation d'élus et de syndicats.

"Il faudra que les engagements soient tenus", a-t-il insisté.

A la sorte de Matignon, les représentants syndicaux n'ont pas caché leur déception.

"Il est hors de question pour le Premier ministre de revenir en arrière", a déclaré Norbert Cima, de Force ouvrière, évoquant une entrevue "très tendue" à Matignon entre les syndicats et plusieurs ministres du gouvernement.

Le délégué CFDT, Edouard Martin, a dit avoir eu le sentiment d'avoir été "trahi" mais s'est montré quelque peu optimiste en émettant l'espoir que la situation puisse évoluer.   Suite...

 
<p>Si le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; CFDT de Florange Edouard Martin (photo) a &eacute;mis l'espoir que la situation puisse &eacute;voluer sur le site mosellan, la plupart des repr&eacute;sentants syndicaux re&ccedil;us mercredi par Jean-Marc Ayrault &agrave; Matignon n'ont pas cach&eacute; leur d&eacute;ception &agrave; l'issue de l'entrevue, alors que le Premier ministre a refus&eacute; toute ren&eacute;gociation du plan de sauvetage du site sid&eacute;rurgique conclu avec ArcelorMittal. /Photo prise le 5 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Charles Platiau</p>