Le gouvernement reçoit des syndicats déçus sur Florange

mercredi 5 décembre 2012 15h34
 

par Julien Ponthus et Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Jean-Marc Ayrault reçoit ce mercredi des syndicats déçus par l'accord conclu avec ArcelorMittal pour préserver l'emploi à Florange, un dossier qui empoisonne le gouvernement et révèle au grand jour ses divisions.

Avant ce rendez-vous, prévu à 17h30, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg était annoncé à Matignon pour une réunion préparatoire en présence du chef du gouvernement et du ministre du Travail, Michel Sapin.

Une rencontre sur fond de nouvelles spéculations sur une éventuelle démission d'Arnaud Montebourg, en conflit ouvert avec le Premier ministre sur ce dossier.

Jean-Marc Ayrault interviendra pour sa part dans le journal de 20h00 sur France 2.

"Il n'y a pas d'accord secret mais il y a de ma part du respect et le respect je le dois aux représentants du personnel que je recevrai tout à l'heure", a-t-il dit lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, ajoutant qu'il recevrait jeudi les élus locaux.

Les détails de l'accord conclu vendredi avec le géant mondial de l'acier n'ont pas été rendus publics. Mais selon Le Monde et le Canard enchaîné, plus des deux-tiers des 180 millions d'euros d'investissement promis par le groupe ne sont pas stratégiques et auraient de toute façon dû être versés.

L'utilisation du site de Florange pour expérimenter le procédé européen Ulcos de fabrication d'acier à basse émission de CO2 est également incertaine.

En tout état de cause, cet accord ne satisfait pas les syndicats et laisse sceptiques plusieurs ministres, qui défendaient l'option d'une nationalisation du site.   Suite...

 
<p>Site ArcelorMittal de Hayange-Florange. Jean-Marc Ayrault re&ccedil;oit ce mercredi des syndicats d&eacute;&ccedil;us par l'accord conclu avec ArcelorMittal pour pr&eacute;server l'emploi &agrave; Florange. Ce dossier empoisonne le gouvernement et r&eacute;v&egrave;le ses divisions au grand jour. /Photo prise le 3 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Vincent Kessler</p>