François Fillon franchit le Rubicon mais continue de négocier

mardi 4 décembre 2012 20h52
 

PARIS (Reuters) - Le dialogue se poursuit entre Jean-François Copé et François Fillon pour tenter de résoudre la crise à l'UMP mais la défiance persiste, comme en témoigne l'entrée en scène mardi du groupe parlementaire dissident de l'ancien Premier ministre.

Le président proclamé de l'UMP et son adversaire, qui conteste une élection entachée selon lui d'irrégularités, ont entamé des négociations lundi, deux semaines après le scrutin du 18 novembre, pour trouver un compromis sur les modalités d'un nouveau vote.

Après deux rencontres en tête-à-tête dans le bureau du député de Paris à l'Assemblée, les rivaux se sont retrouvés mardi à 19h00 à l'abri des médias.

La discussion a duré environ une heure, a-t-on précisé de sources parlementaires, mais rien n'en a filtré, comme la veille. Un nouveau rendez-vous est prévu mercredi ou jeudi, a-t-on ajouté de mêmes sources.

"Ils ne parlent pas à leurs équipes", a expliqué à Reuters un proche de Jean-François Copé.

Le député européen Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy, se veut optimiste. "Plus ils se voient, plus les positions se rapprochent et plus il y aura une solution qui sera proposée", a-t-il dit sur BFM TV. "Il y a depuis 48 heures des signaux positifs".

Jérôme Chartier, l'un des porte-parole de François Fillon, a déclaré lundi que "tout" était mis sur la table, s'agissant notamment du fonctionnement interne de l'UMP.

Si les deux hommes s'accordent sur la nécessité d'un nouveau vote, leurs positions paraissent irréconciliables sur le calendrier.

Jean-François Copé propose de remettre son mandat en jeu après les élections municipales de 2014. François Fillon juge cette échéance trop lointaine. Il souhaiterait un nouveau scrutin dans les trois mois.   Suite...

 
<p>Le groupe form&eacute; par Fran&ccedil;ois Fillon &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale s'est officiellement dot&eacute; mardi d'un temps de parole, ent&eacute;rinant la rupture entre l'ancien Premier ministre et Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; m&ecirc;me si les n&eacute;gociations se poursuivent. /Photo prise le 4 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Charles Platiau</p>