Les syndicats de Florange sceptiques sur l'accord avec Mittal

lundi 3 décembre 2012 19h21
 

STRASBOURG (Reuters) - Les syndicats d'ArcelorMittal restaient lundi sceptiques sur le contenu de l'accord entre le gouvernement et le groupe sidérurgique sur le site de Florange, aucune garantie n'y apparaissant sur l'avenir des hauts-fourneaux.

L'intersyndicale CFDT, CGT, FO, qui s'est réunie dans la matinée, a adressé un courrier à Jean-Marc Ayrault pour lui demander une copie du texte, en préalable à la rencontre prévue avec le Premier ministre mercredi à Matignon.

"On refuse de donner un blanc-seing à l'accord. On a besoin de savoir exactement ce qu'il y a dedans pour pouvoir l'analyser", a dit à Reuters Frédéric Weber, délégué de la CFDT, syndicat majoritaire à Florange. "On a des doutes très forts. Jean-Marc Ayrault ne nous a pas encore rassurés."

Le Premier ministre a annoncé vendredi soir que le géant de l'acier acceptait d'investir 180 millions d'euros sur cinq ans à Florange, dans la partie transformation de l'acier, et qu'il renonçait à y mettre en oeuvre un plan social.

En revanche, les hauts-fourneaux ne seront pas rallumés mais seulement maintenus en l'état dans l'attente d'une décision de la Commission européenne sur le projet Ulcos qui en ferait un site pilote pour le captage et l'enfouissement du CO2.

Le premier secrétaire de la fédération mosellane du Parti socialiste, Jean-Pierre Liouville, s'est lui-même adressé à Jean-Marc Ayrault pour lui demander "de rendre public dans les plus brefs délais l'accord signé avec M. Lakshmi Mittal".

"Ne pas le publier sous prétexte d'accords industriels connexes contribuerait à entretenir le doute", a-t-il précisé dans un communiqué.

Les investissements annoncés sont "absolument dérisoires", a-t-il dit à Reuters et le renoncement à un plan social est selon lui à relativiser du fait d'une pyramide des âges qui va mener bon nombre de salariés à la retraite.

Les services du Premier ministre ont apporté lundi une première précision, indiquant qu'ArcelorMittal s'engageait à maintenir "l'ensemble de ses centres industriels en France, notamment Dunkerque, Fos et Basse-Indre".   Suite...

 
<p>Les syndicats d'ArcelorMittal restent sceptiques sur le contenu de l'accord entre le gouvernement et le groupe sid&eacute;rurgique sur le site de Florange, aucune garantie n'y apparaissant sur l'avenir des hauts-fourneaux. /Photo prise le 3 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Vincent Kessler</p>