Monti et Hollande remettent le TGV Lyon-Turin sur les rails

lundi 3 décembre 2012 18h01
 

par Elizabeth Pineau

LYON (Reuters) - La France et l'Italie ont relancé lundi à Lyon le projet de ligne ferroviaire transalpine Lyon-Turin, programme pharaonique et controversé de 25 milliards d'euros dont le financement reste à consolider.

Réunis à Lyon avec une partie de leur gouvernement pour le XXXe sommet franco-italien, François Hollande et Mario Monti ont réaffirmé le caractère prioritaire de ce projet qui suscite l'hostilité de défenseurs de l'environnement, dont plus d'une centaine ont manifesté à Lyon.

"L'Italie est le deuxième client de la France et le troisième fournisseur, nous devons avoir les liaisons qui correspondent à l'intensité de nos échanges", a fait valoir le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse avec le président du Conseil italien.

Pour que le projet aille à son terme, France et Italie doivent "continuer leur travail de conviction. Tout dépendra aussi du budget européen", a aussi rappelé François Hollande. "Cette liaison est une liaison européenne".

"Cela demande de la détermination et la capacité d'expliquer la finalité de ce projet", a renchéri Mario Monti, qui a annoncé que le prochain sommet franco-italien serait symboliquement organisé à Turin en 2013.

Le coût de la ligne à la grande vitesse dont la mise en service est prévue à l'horizon 2028-2029 est évalué à 25 milliards d'euros au total.

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La seule construction du tunnel sous les Alpes devrait coûter 8,5 milliards d'euros, dont 2,9 milliards pour l'Italie et 2,2 milliards pour la France, le solde de 3,4 milliards devant être à la charge d'une Union européenne qui a toutes les peines à s'entendre sur son enveloppe budgétaire 2014-2020.   Suite...

 
<p>Fran&ccedil;ois Hollande et Mario Monti, r&eacute;unis lundi &agrave; Lyon avec une partie de leur gouvernement pour le XXXe sommet franco-italien, ont relanc&eacute; le projet de ligne ferroviaire transalpine Lyon-Turin, programme pharaonique et controvers&eacute; de 25 milliards d'euros dont le financement reste &agrave; consolider. /Photo prise le 3 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Robert Pratta</p>