Les ambassadeurs d'Israël convoqués à Paris et à Londres

lundi 3 décembre 2012 19h28
 

PARIS (Reuters) - La France, la Grande-Bretagne et la Suède ont convoqué lundi les ambassadeurs d'Israël en poste à Paris, à Londres et à Stockholm en geste de protestation contre les projets d'extension de colonies juives en Cisjordanie.

Les trois pays ne sont pas allés jusqu'à rappeler leur ambassadeur en Israël, hypothèse évoquée par le journal Haaretz.

Au lendemain de la reconnaissance implicite à l'Onu d'un Etat palestinien, Israël a confirmé vendredi l'existence de projets portant sur la construction de 3.000 logements en Cisjordanie, notamment dans un secteur baptisé E1 et jugé particulièrement sensible, entre Maale Adumim et Jérusalem.

Ces projets auraient pour conséquence de couper la Cisjordanie en deux et d'hypothéquer davantage la continuité territoriale qu'espèrent les Palestiniens.

Paris, qui a voté en faveur de l'initiative de l'Autorité palestinienne aux Nations unies, et Londres, qui s'est abstenu, ont fermement condamné le projet israélien dès samedi, jugeant qu'il sapait le principe d'une solution à deux Etats pour régler le conflit israélo-palestinien.

A Lyon, où il participait à un sommet franco-italien, François Hollande a déclaré que la France ne voulait pas entrer "dans une logique de sanctions" avec Israël mais convaincre.

"Nous ne voulons pas entrer dans une logique, aujourd'hui, qui serait celle de sanctions, plutôt dans un travail de conviction. Mais le moment est important. Donc, un appel à la responsabilité", a dit le président français lors d'une conférence de presse conjointe avec Mario Monti, président du Conseil italien.

FERME CONDAMNATION FRANÇAISE

Le ministère français des Affaires étrangères a convoqué lundi l'ambassadeur d'Israël à Paris, Yossi Gal.   Suite...

 
<p>La France, la Grande-Bretagne et la Su&egrave;de ont convoqu&eacute; lundi les ambassadeurs d'Isra&euml;l en poste &agrave; Paris, Londres et Stockholm en geste de protestation contre les projets d'extension de colonies juives en Cisjordanie. Les trois pays ne sont pas all&eacute;s jusqu'&agrave; rappeler leur ambassadeur en Isra&euml;l, hypoth&egrave;se &eacute;voqu&eacute;e par le journal Haaretz. /Photo prise le 3 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Ammar Awad</p>