Les syndicats de Florange sceptiques sur l'accord avec Mittal

lundi 3 décembre 2012 15h04
 

STRASBOURG (Reuters) - Les syndicats d'ArcelorMittal restaient lundi sceptiques sur le contenu de l'accord entre le gouvernement et le groupe sidérurgique sur le site de Florange, aucune garantie n'y apparaissant sur l'avenir des hauts-fourneaux.

L'intersyndicale CFDT, CGT, FO, qui s'est réunie dans la matinée, a adressé un courrier à Jean-Marc Ayrault pour lui demander une copie du texte, en préalable à la rencontre prévue avec le Premier ministre mercredi à Matignon.

"On refuse de donner un blanc-seing à l'accord. On a besoin de savoir exactement ce qu'il y a dedans pour pouvoir l'analyser", a dit à Reuters Frédéric Weber, délégué de la CFDT, syndicat majoritaire à Florange. "On a des doutes très forts. Jean-Marc Ayrault ne nous a pas encore rassurés."

Cette demande devait être relayée, dans l'après-midi, par le maire socialiste de Florange, Philippe Tarillon.

Les services du Premier ministre ont apporté lundi une première précision, indiquant qu'ArcelorMittal s'engageait à maintenir "l'ensemble de ses centres industriels en France, notamment Dunkerque, Fos et Basse-Indre".

Il s'agit d'une réponse aux allégations de Hervé Gattegno, journaliste au Point, qui avait auparavant déclaré sur RMC que le maintien de l'activité sur ce dernier site, proche de Nantes, ville dont Jean-Marc Ayrault fut le maire, était une "clause secrète" de l'accord.

Le Premier ministre a annoncé vendredi soir que le géant de l'acier acceptait d'investir 180 millions d'euros sur cinq ans à Florange, dans la partie transformation de l'acier, et qu'il renonçait à y mettre en œuvre un plan social.

En revanche, les hauts-fourneaux ne seront pas rallumés mais seulement maintenus en l'état dans l'attente d'une décision de la Commission européenne sur le projet Ulcos qui en ferait un site pilote pour le captage et l'enfouissement du CO2.

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<p>Les syndicats d'ArcelorMittal restent sceptiques sur le contenu de l'accord entre le gouvernement et le groupe sid&eacute;rurgique sur le site de Florange, aucune garantie n'y apparaissant sur l'avenir des hauts-fourneaux. /Photo prise le 20 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Vincent Kessler</p>