Arnaud Montebourg refuse de commenter sa menace de démission

lundi 3 décembre 2012 17h00
 

LYON (Reuters) - Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, s'est refusé lundi à toute déclaration publique sur la menace de démission qu'il a brandie samedi en raison de la gestion du dossier du sauvetage du site sidérurgique de Florange.

Interrogé à ce sujet lors d'une conférence de presse à Lyon, François Hollande s'est gardé de répondre, se contentant de citer le ministre en réponse à une question sur le travail du gouvernement contre le chômage.

Dans Libération, qui titre en "une "Le jour où Montebourg a failli démissionner", le ministre du Redressement productif explique avoir évoqué cette éventualité samedi avec le président de la République.

"Je lui ai dit que si rien n'était fait avant ce soir pour réparer les dégâts sur cette question de nationalisation, je ne resterais pas au gouvernement, et la dislocation va commencer. Il m'a demandé de n'en rien faire", rapporte-t-il.

Invité du journal de TF1 samedi soir, Arnaud Montebourg avait déclaré : "J'ai décidé de rester à mon poste"

A la préfecture du Rhône à Lyon, où il participait lundi au XXXe sommet franco-italien, Arnaud Montebourg a évité les journalistes à ce sujet.

"No statement (pas de déclaration)", a-t-il dit en anglais à ceux qui tentaient de l'interroger avant un déjeuner en compagnie de François Hollande, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le président du Conseil italien Mario Monti et une partie des gouvernements français et italien.

Interrogé sur le rôle d'Arnaud Montebourg dans le dossier Florange, François Hollande n'a d'abord pas répondu. Il a évoqué "ce que fait le ministre du Redressement productif" en réponse à une question ultérieure sur la lutte contre le chômage.

Arnaud Montebourg, l'un des huit ministres français présents à Lyon, n'a pas participé à la photo de famille. L'entourage de François Hollande a évoqué un problème d'agenda.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

 
<p>Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, s'est refus&eacute; lundi &agrave; toute d&eacute;claration publique sur la menace de d&eacute;mission qu'il a brandie samedi en raison de la gestion du dossier du sauvetage du site sid&eacute;rurgique de Florange. /Photo prise le 3 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Robert Pratta</p>