Fillon et Copé négocient une sortie de crise à l'UMP

lundi 3 décembre 2012 20h27
 

PARIS (Reuters) - François Fillon et Jean-François Copé ont entamé lundi des négociations pour tenter de trouver un compromis sur les modalités d'un nouveau vote pour la présidence de l'UMP, deux semaines après l'élection contestée.

Les rivaux se sont vus à deux reprises en tête-à-tête dans le bureau de l'ancien Premier ministre à l'Assemblée, un peu plus d'une heure en fin de matinée et 45 minutes en début de soirée, à l'abri des médias.

Ils sont convenus de se revoir mardi, a annoncé l'un des porte-parole de François Fillon, Jérôme Chartier, et n'excluent pas de poursuivre l'échange "peut-être dans les jours à venir". "Il n'y a pas d'échéance, il n'y a pas de date, il y a une volonté".

Partisans de l'ancien Premier ministre et du président proclamé de l'UMP se veulent optimistes sur les chances de succès de cette négociation de la dernière chance malgré l'officialisation du "Rassemblement-UMP" ("R-UMP", 72 membres), le groupe dissident de François Fillon à l'Assemblée nationale.

Christian Jacob, le chef de file des députés UMP, ainsi que plusieurs responsables du parti, ont lancé un appel à l'unité pour éviter à l'opposition "le ridicule" d'une scission "mortifère" dans l'hémicycle face à la majorité de gauche.

Mais François Fillon, qui considère le "R-UMP" comme un outil de pression transitoire, est resté sourd à leurs invites. Il sera présent mardi matin à 10h00 à la conférence de présidents à l'Assemblée, a dit Jérôme Chartier.

Répartition des sièges dans l'hémicycle, temps de parole...la division sera entérinée et François Fillon pourrait intervenir lors de la séance des questions au gouvernement qui débutera à 15h00, a-t-on précisé de sources parlementaires.

"Ce groupe a pour vocation de disparaître, une fois qu'une solution sera trouvée", a assuré Jérôme Chartier.

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<p>Fran&ccedil;ois Fillon et Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; ont entam&eacute; lundi des n&eacute;gociations pour tenter de trouver un compromis sur les modalit&eacute;s d'un nouveau vote pour la pr&eacute;sidence de l'UMP, deux semaines apr&egrave;s l'&eacute;lection contest&eacute;e. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon/Robert Pratta</p>