La crise de l'UMP rebondit

dimanche 2 décembre 2012 22h12
 

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - La crise de l'UMP a rebondi dimanche avec de nouvelles propositions de Jean-François Copé et de François Fillon, encore trop éloignées pour mettre fin à une guerre fratricide allumée par l'élection du premier à la présidence du mouvement.

L'ex-secrétaire général de l'UMP, qui se juge légitimement élu pour trois ans, propose de remettre son mandat en jeu après les élections municipales de 2014.

L'ancien Premier ministre, qui conteste un vote selon lui entaché d'irrégularités, juge cette échéance trop lointaine.

Selon son entourage, il est cependant prêt, comme l'y a invité Jean-François Copé, à rencontrer celui-ci lundi, à la veille d'une échéance décisive pour l'avenir du parti.

Le groupe UMP à l'Assemblée nationale, qui se réunit mardi comme toutes les semaines, pourrait bien avoir à constater sa scission si les deux rivaux et leurs partisans ne trouvent pas un terrain d'entente d'ici là.

François Fillon a en effet annoncé la semaine passée la création d'un nouveau groupe parlementaire si un nouveau vote des militants n'était pas organisé dans les trois mois.

Or, Jean-François Copé a rejeté dimanche ce calendrier : "Relancer une élection interne avant les élections municipales serait une folie", a-t-il lancé lors d'une réunion publique avec des militants à Nancy, dans l'est de la France.

Selon la presse, mardi est également l'échéance fixée par l'ancien président Nicolas Sarkozy pour que les deux hommes trouvent une issue à la crise, faute de quoi il sortirait de son silence pour distribuer publiquement les blâmes.   Suite...

 
<p>Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; propose de soumettre en janvier aux militants de l'UMP, par r&eacute;f&eacute;rendum, une solution qui lui permettrait de rester &agrave; la pr&eacute;sidence du parti jusqu'en 2014, au lendemain des &eacute;lections locales. /Photo prise le 21 novembre 2012/REUTERS/Christian Hartmann</p>